I- GÉNÉRALITÉS

1-1 Caractéristiques géographiques et humaines

 

Superficie : 196 720 km2

Population : 12,21 millions d’habitants.

Densité : 64 habitants/km2.

Population urbaine :42,4 %.

Croissance démographique : 2,5%.

Langue officielle : français.

Principales villes : Dakar (capitale administrative), Thiès, Kaolack, Ziguinchor, Saint-Louis.

1-2 Économie

 

PIB par habitant : USD 983 (2009)

Répartition par secteur d’activité

Primaire   Secondaire    Tertiaire

PIB (2008)                                   13,9 %         21,6 %    64,5 %

Inflation(2009) : -1%

Principales ressources : Phosphates, arachides, coton, céréales, tourisme

1-3 Indicateurs sociaux

 

Espérance de vie (années) : 63,3

Population en deçà du seuil de pauvreté* : 17,0 %

Taux de mortalité infantile : 5,9 %

Indice de développement Humain(2009) IDH : 0,464 – Classement : 166ème/182

Alphabétisation des adultes : 41,9 %

* moins de un dollar par jour, Source : PNUD – Rapport mondial sur le développement humain 2007 (données 2005)

1-4 Accords internationaux

 

Le Sénégal est membre de l’Organisation Africaine de la propriété Intellectuelle (OAPI), de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

 

II- Données macroéconomiques

2-1 Secteur productif

COMPTES NATIONAUX

(en milliards de francs CFA courants)

 

2005

2006

2007

2008 (a)

2009

2010

RESSOURCES

6 530,6

7 002

7 874,9

8 729,7

 

 

PIB (au prix du marché)

4 582,3

4 893,4

5 407,7

5 950,2

Importations de biens et services

1 948,4

2 109,0

2 467,1

2 779,5

EMPLOIS

6 530,6

7 002,4

7 874,9

8 729,7

 

 

Consommation Finale

3 936,3

4 532,5

5 190,1

5 605,8

Publique

594,9

695,1

817,6

862,4

 

 

Privée

3 341,4

3 837,4

4 372,5

4 743,4

 

 

Formation brute de capital fixe *

1 353,6

1 215,8

1 429,0

1 639,9

Exportations de biens et services

1 240,8

1 254,0

1 255,8

1 484,0

Epargne intérieure brute

646,0

360,9

217,6

344,4

Capacité (+) ou besoin (-) de financement

-707,6

-855,0

-1 211,4

-1 295,5

Taux d’investissement (en %)

29,5

24,8

26,4

27,6

Variation en pourcentage

Taux de croissance du PIB en volume

Déflateur du PIB (en moyenne)

Prix à la consommation (moyenne annuelle)

5,7

2,4

1,7

2,3

4,4

2,1

4,7

5,5

5,9

2,5

7,4

5,8

 

 

(a) chiffres provisoires

*y compris variation des stocks

Source : BCEAO

 

PRINCIPALES  PRODUCTIONS ET PRIX D’ACHAT AUX PRODUCTEURS

 

2005/2006

2006/2007

2007/2008

2008/2009

2009/2010

2010/2011

Arachides (milliers de tonnes)

703,4

460,5

331,2

731,2

 

Prix d’achat aux producteurs (FCFA/Kg)

150,0

150,0

150,0

165,0

 

 

Coton –graine (milliers de tonnes)

45,0

52,0

45,1

38,8

 

Prix d’achat aux producteurs (FCFA/Kg)

195,0

180,0

180,0

185,0

 

Mil/ Sorgho (milliers de tonnes)

752,5

615,3

419,5

937,0

 

 

Maïs (milliers de tonnes)

400,0

181,6

158,3

397,3

 

Riz paddy (milliers de tonnes)

279,1

212,4

193,4

408,2

 

 

(a ) chiffre provisoires

Source : administration nationale BCEAO

 

Dans le secteur primaire, le secteur agricole a bénéficié de la bonne pluviométrie et des actions menées dans le cadre de la Grande Offensive Agricole pour la Nourriture et l’Abondance (GOANA). La GOANA, d’un coût estimé à FCFA 344,7 milliards, lancée en avril 2008, vise à augmenter les productions de riz, de blé, de manioc et de maïs pour réduire la dépendance alimentaire du pays. Les financements prévus se répartissent entre l’acquisition d’engrais (FCFA 197 milliards), les aménagements hydro-agricoles (FCFA 85 milliards), la production de semence (FCFA 52 milliards) et les produits

phytosanitaires (FCFA 13 milliards).

 

Le secteur secondaire recouvre principalement l’extraction et la transformation des

phosphates (en engrais pour le marché local et en acide phosphorique pour le marché indien), la

transformation de l’arachide en huile et en tourteaux pour le bétail et la valorisation des produits de la mer.

Le recul enregistré des activités extractives, notamment des phosphates (– 16,3 %) s’explique

notamment par les difficultés rencontrées dans la remise en activité et la maintenance des équipements des Industries Chimiques du Sénégal (ICS).

 

Phosphates

 

2005

2006

2007

2008

2009

2010

Production (milliers de tonnes)

1 689,0

766,8

747,6

625,8

Source : BCEAO administration sénégalaises

 

Dans le secteur tertiaire  les télécommunications et, en particulier, la téléphonie mobile, continuent de bénéficier d’une forte hausse de la demande. Le nombre de lignes de téléphones mobiles est ainsi passé de 390 000 en 2000 à 1,7 million fin 2005 et à plus 3 millions en 2007. En 2008, la téléphonie mobile a enregistré une nouvelle progression de + 30,7 %, élevant le nombre d’abonnés à plus de 5,3 millions. La SONATEL (Société Nationale des

Télécommunications), détenue à 42,3 % par France Télécom et à 27,15 % par l’État Sénégalais,

 

 

2-2 FINANCES PUBLIQUES

 

TABLEAU DES OPERATIONS FINANCIERES DE L’ETAT

(en milliards de francs CFA courants)

 

2005

2006

2007

2008 (a)

2009

2010

RECETTES TOTALES

955,8

1 036,0

1 258,2

1 264,3

 

 

Recettes

880,2

962,6

1 119,9

1 124,6

Recettes fiscales

850,8

921,9

1 054,3

1 059,7

 

 

Recettes non fiscales

29,4

40,7

65,6

64,9

 

 

Dons extérieurs

75,6

73,4

138,3

139,7

DEPENSES TOTALES ET PRETS NETS

1 094,7

1 331,0

1 506,3

1550,5

 

 

Dépenses courantes

635,1

829,0

861,5

950,7

Salaires

225,0

286,2

327,3

347,7

 

 

Intérêts de dette publique

40,9

42,4

43,3

38,5

 

 

Intérieure

4,8

6,7

10,2

15,0

Extérieure

36,1

35,7

24,1

23,5

Autres dépenses courantes

339,2

500,4

799,9

564,5

 

 

Dépenses en capital

454,7

474,9

604,6

594,7

Sur financement interne

287,0

337,1

391,5

314,2

 

 

Sur financement externe

167,7

137,8

213,1

280,5

 

 

Prêts nets

4,9

27,1

40,2

5,1

SOLDE PRIMAIRE (hors dons) (1)

-1,0

-161,1

-98,8

-101,8

 

 

SOLDE BASE ENGAGEMENTS (dons compris) (2)

-138,9

-295,0

-248,1

-286,2

 

 

AJUSTEMENT BASE CAISSE

0,0

0,0

0,0

0,0

 

 

SOLDE (base caisse) (3)

-138,9

-295,0

-248,1

-286,2

 

 

FINANCEMENT

135,8

281,7

256,5

265,0

 

 

Financement Intérieur

-25,3

160,6

139,9

42,2

Financement bancaire

-59,2

130,9

85,0

-43,0

 

 

Financement non bancaire

33,9

29,7

54,9

85,2

 

 

Financement Extérieur

161,1

121,1

116,6

222,8

Tirages sur emprunts

153,5

131,1

156,2

261,8

 

 

Amortissements

-122,0

-57,6

-43,1

-44,1

 

 

Réaménagement de la dette

133,0

40,8

24,0

15,9

 

 

Autres financements

16,6

6,8

-20,5

-10,8

 

 

Ajustement statistique

3,1

13,3

-8,4

8,0

 

 

Gap à financer

-

-

-

13,2

 

 

PIB (au prix du marché)

4 582,3

4 893,4

5 407,7

5 950,2

 

 

En pourcentage du PIB

Recettes hors dons

Dépenses courantes

Solde :

budgétaire de base (4)

base engagements (dons compris)

base caisse

19,2

13,8

 

-1,0

-3,0

-3,0

19,7

16,9

 

-4,7

-6,0

-6,0

20,7

15,9

 

-3,2

-4,6

-4,6

18,9

16,0

 

-2,4

-4,8

-4,8

 

 

(a) chiffre provisoires

(1) Solde primaire = recettes courantes – dépenses courantes (hors intérêts) – dépenses en capital (hors celles sur ressources extérieures)

(2) Solde (base engagements) = recettes totales (y c. dons) – dépenses totales

(3) Solde (base caisse) = solde (base engagements) + arriérés

(4) Solde budgétaire de base = recettes totales (hors dons ) –Dépenses totales (hors investissements financés sur recettes extérieurs)

Source : BCEAO

 

 

Le déficit budgétaire, base engagements, dons compris, est passé de FCFA 248,1 milliards à

FCFA 286,2 milliards soit une progression de 15,4 %. Le déficit a atteint 4,8 % du PIB contre 4,6 % en 2007.

Les recettes fiscales, qui représentent près de 84 % des recettes totales de l’État, ont été presque

identiques à celles de 2007 (+ 0,5 %). La baisse des recettes assises sur les produits pétroliers, qui

représentent 18,3 % du total, a contribué à cette modeste performance.

 

En juin 2008, l’État sénégalais a lancé sur le marché de l’UEMOA un emprunt obligataire de

FCFA 60 milliards (à 10 ans et à 7 %) ; toutefois, les souscriptions enregistrées à cette occasion n’ont finalement porté que sur un montant de FCFA 25 milliards. L’État sénégalais a également réalisé deux émissions de bons du Trésor en 2008 : la première en juin (FCFA 40,4 milliards à 5 – 7 % pour une maturité de 24 mois) et la seconde en décembre, qui a permis de collecter FCFA 22,8 milliards (maturité de six mois à un taux compris entre 6,10 % et 7 %). En mai 2009, le Sénégal a effectué une émission de bons du Trésor à un an (FCFA 25,9 milliards).

 

 

2-3 COMPTES EXTÉRIEURS

2-3-1 BALANCE DES PAIEMENTS

(en milliards de francs CFA courants)

 

2005

2006

2007

2008 (a)

2009

2010

TRANSACTIONS COURANTES

-357,2

-450,7

-628,8

-692,3

 

 

Balance commerciale

-691,3

-836,5

-1 193,3

-1 234,3

Exportations FOB, dont

832,4

833,5

802,2

915,9

 

 

Produits arachidiers

20,8

29,0

38,5

9,1

Produits de la mer

154,6

150,3

152,7

154,3

Phosphates et acides phosphoriques

3,4

4,8

5,0

7,2

Produits pétroliers

162,8

189,3

142,5

180,6

Importation FOB

-1 523,7

-1 669,9

-1 995,5

-2 150,2

 

 

Biens d’équipement

-378,9

-472,9

-453,8

-582,8

Produit pétroliers

-431,6

-460,8

-553,8

-527,9

Produits alimentaires

-340,2

-348,0

-473,6

-580,4

Balance des services, Dont

-16,3

-18,5

-18,1

-61,2

fret

-206,9

-226,9

-276,6

-291,7

 

 

Balance des revenus

-47,2

-33,2

-35,4

-38,3

Dont intérêts dette publique

-30,1

-22,6

-13,8

-14,2

 

 

Balance des transferts courants

397,6

437,5

618,0

641,5

Secteurs Privés

340,8

409,3

566,0

606,8

 

 

Secteurs Publics

56,8

28,2

52,0

34,8

 

 

COMPTE DE CAPITAL ET D’OPERATIONS FINANCIERES

339,0

544,4

694,0

603,1

 

 

Compte de capital (remise de dette comprise)

105,2

1 184,0

159,4

76,6

Opérations financières

233,8

-639,6

534,5

526,8

Investissements directs

27,6

110,0

130,7

132,4

 

 

investissements de portefeuille

14,4

-12,3

28,8

0,3

 

 

Autres investissements

191,8

-737,3

375,0

394,1

 

 

ERREURS ET OMISSIONS

4,1

5,3

5,6

0,0

 

 

SOLDE GLOBAL

-14,1

99,0

70,8

-89,2

 

 

POUR MEMOIRE :

Financements exceptionnels

69,6

1 114,9

2,1

2,0

Variation des arriérés

0,0

0,0

0,0

0,0

 

 

Rééchelonnements

33,0

0,0

0,0

0,0

 

 

Remise de dette

36,6

1 114,9

2,1

2,0

 

 

Exportations / Importations (%)

54,6

49,9

40,2

42,6

 

 

(a ) chiffre provisoires ; N.B : Le signe (+) indique un excédent, le signe (-) un déficit.

Source : BCEAO

 

Le solde global de la balance des paiements a été déficitaire de FCFA 89,2 milliards (contre un excédent de FCFA 70,8 milliards en 2007).

 

2-3-2 DETTE EXTERIEURE

(encours en millions de dollars)

 

2004

2005

2006

2007

2008

2009

DETTE A COURT ET LONG TERME

3 942,0

3 865,0

1 930,0

2 588,0

 

 

Dette à long terme

3 702,0

3 681,0

1 809,0

2 229,0

Dette publique garantie

3 557,0

3 540,0

1 658,0

2 029,0

 

 

Dette privée non garantie

145,0

141,0

151,0

200,0

 

 

Recours aux crédits FMI

204,0

148,0

26,0

27,0

Dette à court terme

36,0

36,0

95,0

332,0

Dont arriérés d’intérêts sur dette à long terme

0,0

0,0

0,0

0,0

 

 

Pour mémoire

Arriérés sur principal de dette à long terme

13,0

10,0

18,0

15,0

 

 

Indicateurs de dette (en pourcentage)

Dette totale / exportations biens et services

Dette extérieur  / PIB

Service payé de la dette / exportations biens et services

Service payé de la dette / recette budgétaires

Dette multilatérale / dette totale

180,5

49,1

15,3

22,7

72,6

164,2

44,5

8,6

12,2

73,3

80,4

20,6

8,1

10,5

51,0

98,6

22,9

6,9

7,7

54,2

 

 

Source : Banque mondiale et BCAO

 

La dette extérieure du Sénégal s’élevait, selon la Banque mondiale, à près de USD 2,6 milliards fin 2007 en liaison avec une augmentation de la dette publique garantie de long terme et de la dette de court terme.

Après s’être stabilisée en 2005, la dette à court terme a enregistré une hausse importante depuis 2006 (+ 249,5 % entre 2006 et 2007) pour s’établir à USD 332 millions fin 2007. À fin 2007, l’encours total de dette extérieure représentait 23 % du PIB, soit deux fois moins qu’en 2005. Les ratios du service de la dette sur les exportations et sur les recettes budgétaires se sont élevés respectivement à 6,9 % et 7,7 %.

Selon la BCEAO, le ratio dette publique extérieure sur PIB s’établirait à 19,5 % en 2008 contre 17,9 % en 2007.

 

 

2-4 SYSTÈME BANCAIRE

 

SYSTEME BANCAIRE

(en milliards de francs CFA)

ACTIF

2006

2007

2008

PASSIF

2006

2007

2008

Op. de trésorerie et interbancaires

351,1

451,7

429 ,7

Op. de trésorerie et interbancaires

163,5

239,2

322,4

Opération avec la clientèle

1 228,3

1 281,8

1 515,4

Opérations avec la clientèle

1 493,5

1 661,1

1 722,9

Opérations sur titres et diverses

276,6

393,9

369,4

Divers

68,1

88,9

99,2

Valeurs immobilisées

105,9

127,8

136,6

Provisions, Fonds propres et ass.

236,7

266,0

306,5

TOTAL  actif

1 961,8

2 255,2

2 451,1

TOTAL passif

1 961,8

2 255,2

2 451,1

Hors – bilan

Engagement de financement

139 ,6

236,9

144,1

Coefficient net d’exploitation(%)

(frais gén. + dot. Am/PNB)

57,4

60,8

59,2

Engagement de garantie

281,0

302,4

383,8

 

 

 

 

Engagement douteux

2,0

2,0

101,8

(résultat net/Produit net bancaire)

23,1

24,1

22,6

Autres engagements

0,2

2,0

19,4

 

 

 

 

Coefficient de rentabilité (%)

(résultat net/Fonds propres)

14,5

14,6

13,5

Total Hors-bilan

422,8

543,2

649,1

 

 

 

 

Source : Commission bancaire de l’UMOA

 

À fin 2008, le système bancaire sénégalais comptait 16 banques (contre 17 en 2007) et 3

Etablissements financiers (contre 4 en 2007).

Les crédits à court terme (FCFA 732 milliards) ont augmenté de 18,4 % par rapport à 2007 et ont principalement concerné le commerce et les industries manufacturières. Les crédits à moyen terme (FCFA 579 milliards) ont progressé de 12,9 % et ceux à long terme (FCFA 74 milliards) de 14,2 %, bénéficiant principalement aux services à la collectivité et au commerce.

 

À fin mars 2009, la situation de la microfinance au Sénégal laisse apparaître une augmentation des crédits en souffrance par rapport à fin mars 2008 (+ 72,6 %), le taux brut de dégradation du portefeuille passant de 2,6 % à 3,9 %. Dans la même période, les encours de crédits (+ 14,0 %) et les dépôts (+ 11,8 %) se sont accrus. En décembre 2008, on comptait plus d’un million de bénéficiaires directs (+ 20,7 % par rapport à décembre 2007).