I- GÉNÉRALITÉS

1-1 Caractéristiques géographiques et humaines

 

Superficie : 342 000 km2

Population : 3,7 millions d’habitants.

Densité : 11 habitants/km2.

Population urbaine : 61,3 %.

Croissance démographique : 2,1 %.

Langue officielle : français.

Principales villes : Brazzaville (capitale administrative), Pointe-Noire.

1-2 Économie

 

?PIB par habitant : USD 2537 (2009)

?Répartition par secteur d’activité

Primaire   Secondaire    Tertiaire

PIB (2008)                                      67,1 %*          10,2 %     22,6 %

* dont pétrole : 62,3 %

Inflation(2009) : 6,9%

Principales ressources : Bois, Pétrole

1-3 Indicateurs sociaux

 

Espérance de vie (années) : 55,6 ;

Population en deçà du seuil de pauvreté* : n.d. ;

Taux de mortalité infantile : 7,9 % ;

Indice de développement humain(2009) IDH : 0,601 – Classement : 136ème/182 ;

Alphabétisation : 81,1 % ;

* moins de un dollar par jour, Source : PNUD – Rapport mondial sur le développement humain 2007 (données 2005)

1-4 Accords internationaux

 

Le Congo est membre de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI), la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC).

 

 

 

 

 

 

II- Données macroéconomiques

2-1 Secteur productif

 

Comptes nationaux

(en milliards de francs CFA courants)

 

2005

2006

2007

2008 (a)

RESSOURCES

4 586,4

6 215,0

6 320,9

7 351,9

PIB nominal

3 155,0

3 893,8

3 645,0

4 524,3

Importations de biens et services

-1 431,4

-2 321,2

-2 675,8

-2 827,6

Biens

-685,5

-1 052,5

-1 213,4

-1 252,5

Services

-745,9

-1 268,7

-1 462,4

-1 575,1

EMPLOIS

4 586,4

6 215,0

6 320,9

7 351,9

Consommation finale

1 102,4

1 339,6

1 515,6

1 662,6

Publique

258,2

316,0

382,5

341,7

Privée

884,2

1 023,6

1 133,1

1 320,9

Formation brute de capital fixe (b)

866,3

1 559,6

1 958,2

1 983,3

dont secteur pétrolier

376,2

845,3

1 146,3

1 123,4

Exportation de biens et services

2 617,7

3 315,8

2 847,1

3 706,1

Biens

2 502,7

3 177,9

2 700,7

3 541,2

Services

115,0

137,9

146,4

164,9

Épargne intérieure brute

2 052,6

2 554,2

2 129,4

2 861,8

Capacité (+) ou besoin (-) de financement

1 186,3

994,6

171,2

878,5

Revenus des facteurs

-832,2

-915,5

-834,8

-933,6

Épargne intérieure nette

1 220,3

1 638,8

1 294,6

1 928,1

Taux d’investissement (en%)

27,5

40,1

53,7

43,8

Variations en pourcentage

Taux de croissance en PIB en volume

7,1

7,0

-2,5

5,2

Taux de croissance en PIB pétrolier

12,8

5,4

-17,3

6,1

Indice des prix à la consommation en moyenne annuelle

2,5

4,7

2,5

5,3

Indice des prix à la consommation en glissement annuel

3,0

8,1

-1,7

11,4

(a) chiffres provisoires

 

 

 

 

(b) y compris variation de stocks

 

 

 

 

Source : BEAC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Principales productions

 

2005

2006

2007

2008 (a)

Pétrole brut (millions de tonnes)

12,6

13,3

11,0

11,7

Prix du baril de pétrole congolais (USD)

49,2

59,8

66,6

93

Bois tropicaux

 

 

 

 

Production de grumes (millier de m3 )

1 609,9

1 622,6

1 679,4

1 343,5

Exportations (grumes, sciages et dérivés) (milliers de m3)

872,0

821,0

748,2

700,9

Prix moyens à l’exportation (milliers de FCFA/m3)

130,5

155,83

165

129,7

Rondins d’eucalyptus (milliers de tonnes)

0,0

163,2

248,6

263,0

Sucre de canne (milliers de tonnes)

63,0

66,6

56,2

67,5

(a) chiffres provisoires

 

 

 

 

Source : Administrations nationales, BEAC

 

 

 

 

 

Le secteur agricole a représenté seulement 4 % du PIB en 2008, en dépit des importantes potentialités du pays, qui demeurent insuffisamment exploitées. La production de bois tropicaux (grumes et produits semi-finis) s’est effondrée (– 20 %), du fait de la régression de la demande mondiale au second semestre de 2008, qui s’est traduite par une baisse des prix à l’exportation des grumes (– 30,3 %). La production de rondins d’eucalyptus, reprise en 2005 et complétée en 2008 par une production de copeaux, a continué de progresser , quoiqu’à un rythme plus modéré (+ 5,8 % après + 42,2 % en 2007).

 

Après une forte diminution en 2007, due à des accidents de production et des baisses de rendement, la production pétrolière a progressé de 6,4 % en 2008, en raison de la mise en exploitation de nouveaux gisements (Awa Paloukou et Ikalou), du retour à la normale du champ de N’Kossa et de la montée en puissance du champ off-shore de Moho–Bilondo.

La production atteindrait 13,7 millions de tonnes en 2009, les sociétés pétrolières poursuivant également de façon soutenue leurs activités de recherche et d’exploration. Le secteur pétrolier génère en moyenne 60 % du PIB nominal (29 % en termes de PIB réel.

 

Dans le secteur secondaire,les  programmes d’investissement entrepris par le secteur privé a impacté sur les industries manufacturières. Il en est de même du secteur du BTP grâce aux investissements publics continus engagés dans le département de Brazzaville dans le cadre de la « municipalisation accélérée» et à la mise en chantier de la route Pointe-Noire/Brazzaville.

Les secteurs de l’énergie et de la distribution d’eau restent déficients.  La mise en oeuvre des projets destinés à renforcer la production d’électricité (réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Moukoukoulou, construction du barrage d’Imboulou et de centrales thermiques à Brazzaville et Pointe-Noire) doit être prolongée par des travaux importants de réhabilitation et de raccordement des réseaux de distribution (réseau de Pointe-Noire, interconnexion Pointe-Noire/Brazzaville), Les projets visant à améliorer la desserte en eau (station d’épuration de Brazzaville) n’ont pas été encore été finalisés.

Le secteur tertiaire reste dynamique. La croissance du secteur des transports et des télécommunications a été forte. La création d’une nouvelle aérogare à Pointe-Noire et le

développement de l’activité d’Air Congo contribuent au dynamisme des transports. L’activité du Port autonome de Pointe-Noire a continué à se développer tant en termes de trafic pétrolier que de transbordement. La réhabilitation de la liaison ferroviaire Brazzaville/Pointe-Noire a certes progressé dans le cadre d’un plan d’urgence (réhabilitation des lignes existantes et lancement d’une ligne spécialisée dans le transport du bois et d’une ligne vers le nord, achat de locomotives), mais n’a pas encore été finalisée. Le secteur des télécommunications a également bénéficié d’investissements soutenus des opérateurs de téléphonie mobile, notamment ceux du nouvel opérateur, Warid Congo.

 

2-2 Finances publiques

Tableau des opérations financières de l’Etat

(en milliards de francs CFA courants)

 

2005

2006

2007

2008 (a)

RECETTES TOTALES

1 300,4

1 797,0

1 579,5

2 465,9

Recettes

1 267,9

1 792,0

1 564,3

2 448,2

Recettes non pétrolières

220,3

261,0

279,7

330,6

Recettes pétrolières

1 047,6

1 531,0

1 284,5

2 117,6

Dons extérieurs

32,5

5,0

15,2

17,7

DÉPENSES TOTALES ET PRÊTS NETS

736,4

1 112,2

1 239,8

1 227,5

Dépenses courantes

567,2

741,2

810,2

783,7

Salaires

130,0

135,0

141,9

166,0

Intérêts

150,0

178,2

100,7

150,2

Intérêts sur la dette intérieure

29,7

29,0

16,5

10,2

Intérêts sur la dette extérieure

120,3

149,2

84,2

140,0

Autres dépenses courantes

287,2

428,0

567,7

467,5

Dépenses en capital

169,2

366,0

429,6

443,8

Dépenses budgétaires

152,9

353,0

382,6

389,6

Dépenses financées sur emprunts extérieurs

16,3

13,0

47,0

54,2

Prêts nets

0,0

5,0

0,0

0,0

SOLDE PRIMAIRE (hors dons) (1)

697,8

871,0

472,1

1 425,1

SOLDE BASE ENGAGEMENTS (dons compris) (2)

564,0

684,8

339,6

1 238,4

ARRIÉRÉS

-62,7

-49,9

-1 414,0

-1 630,5

Arriérés intérieurs

-53,6

-77,5

-89,5

-133,1

Arriérés extérieurs

-9,1

27,6

-1 324,5

-1 497,4

SOLDE (base caisse) (3)

501,3

634,9

-1 074,4

-392,1

FINANCEMENT

-501,3

-634,9

1 074,4

-392,1

Financement Intérieur

-321,9

-479,7

4,4

-709,0

Bancaire

-250,1

-395,4

-19,7

-602,1

Non bancaire

-71,8

-84,3

24,1

-107,0

Financement Extérieur

-179,4

-155,2

1 070,0

1 101,1

Tirages sur emprunts

24,3

8,0

31,8

36,5

Amortissement sur emprunts dette extérieure

-298,5

-301,9

-237,7

-171,6

Réaménagement de la dette extérieure

94,9

138,7

1 275,9

1 236,2

PIB nominal

3 155,0

3 893,8

3 645,0

4 524,3

En pourcentage du PIB

 

 

 

 

Recettes totales (hors dons)

40,2

46,0

42,9

54,1

Dépenses courantes

18,0

19,0

22,2

17,3

Solde :

 

 

 

 

Budgétaire de base (4)

17,4

17,8

10,2

28,2

Base engagements (dons compris) (2)

17,9

17,6

9,3

27,4

Base caisse (3)

15,9

16,3

-29,5

-8,7

(a) chiffres provisoires

 

 

 

 

(1) Solde primaire = recettes courantes – dépenses courantes (hors intérêts sur dette publique) – dépenses en capital (hors celle financées sur ressources extérieures) – dépenses de restructuration – prêts nets.

(2) Solde (base engagements) = recettes totales (y c. Dons) – dépenses totales.

(3) Solde (base caisse) = Solde (base engagements) + arriérés.

(4) Solde budgétaire de base = Recettes totales (hors dons) – Dépense totales (hors investissements financés sur recettes extérieures)

Source : BEAC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2-3 Comptes extérieurs

2-3-1 Balance des paiements

(en milliards de francs CFA courants)

 

2005

2006

2007

2008 (a)

TRANSACTIONS COURANTES

370,1

65,8

-681,7

-76,2

Balance commerciale

1 817,2

2 125,3

1 487,2

2 288,7

Exportations FOB

2 502,7

3 177,9

2 700,7

3 541,2

Pétrole

2 292,4

2 933,2

2 432,0

3 310,7

Produits pétroliers

31,1

43,0

67,7

52,0

Bois

113,8

127,9

123,5

90,9

Rondins d’Eucalyptus

0,4

3,0

5,3

3,5

Sucre

15,4

12,3

8,4

12,7

Autres

49,7

58,5

63,7

71,3

Importations FOB

-685,5

-1 052,5

-1 213,4

-1 252,5

Secteur pétrolier

-150,5

-338,1

-458,5

-469,4

Secteur non pétrolier

-535,0

-714,4

-754,9

-783,1

Balance des services

-630,9

-1 130,7

-1 316,0

-1 410,2

Balance des revenus

-832,2

-915,5

-834,8

-933,6

Rémunération des salariés

-24,9

-31,2

-32,3

-26,0

Revenus des investissements

-807,4

-884,3

-802,5

-907,7

Dont intérêts dette extérieure publique

-120,3

-149,2

-84,2

-140,0

Dont intérêts dette extérieure privée

-6,5

-5,3

-4,3

-4,3

Balance des transferts courants

16,1

-13,4

-18,1

-21,0

COMPTE DE CAPITAL ET D’OPÉRATION FINANCIÈRES

-63,8

277,6

826,3

1 082,6

Compte de capital

5,9

5,0

15,2

17,7

Publics (nets)

5,9

5,0

15,2

17,7

Privés (nets)

0,0

0,0

0,0

0,0

Compte financiers

-69,7

272,6

811,1

1 064,9

Investissement direct (nets)

270,9

777,6

1 006,5

1 090,5

Dont secteur pétrolier

225,7

707,2

905,9

887,7

Investissements de portefeuille (nets)

-0,6

-0,7

-0,7

-0,8

Autres  investissements (nets)

-339,9

-504,6

-194,7

-24,8

ERREURS ET OMISSIONS

-42,6

-1,6

-52,8

98,3

SOLDE GLOBAL

263,7

341,8

91,9

1 104,7

FINANCEMENT

-263,7

-341,8

- 91,9

-1 104,7

Variations des réserves officielles (baisse : +)

-349,5

-508,2

-43,3

-843,5

Financements exceptionnels

85,7

166,4

-48,6

-261,2

Variations des arriérés extérieurs (baisse : +)

-9,1

27,6

-1 324,5

-1 497,4

Rééchelonnement et annulations de dettes

94,9

138,7

1 275,9

1 236,2

Exportations/ Importations (%)

365,1

301,9

22,6

282,7

(a) chiffres provisoires

 

 

 

 

Source : BEAC

 

 

 

 

2-3-2 Dette extérieure

(en cours en millions de dollars)

 

2004

2005

2006

2007

DETTE À COURT ET LONG TERME

6 619,0

5 831,0

6 011,0

5 156,0

Dette à long terme

5 521,0

5 088,0

5 245,0

4 807,0

Dette publique garantie

5 521,0

5 088,0

5 245,0

4 807,0

Dette privée non garantie

0,0

0,0

0,0

0,0

Recours aux crédits FMI

29,0

26,0

36,0

37,0

Dette à court terme

1 069,0

717,0

730,0

312,0

Dont arriérés sur dette à long terme

762,0

706,0

719,0

301,0

Pour mémoire

 

 

 

 

Arriérés sur principal de dette à long terme

2 666,0

2 518,0

2 569,0

1 136,0

Indicateurs de dette (en pourcentage)

Dette totale/ exportations biens et services

182,0

117,4

94,7

86,7

Dette total / PIB

150,8

97,4

80,6

67,7

Service payé de la dette / exportations biens et services

6,0

2,1

1,4

1,2

Service payé de la dette / recettes budgétaires

15,6

4,4

2,7

2,3

Dettes multilatérale / dette totale

7,6

8,6

8,3

9,3

Source : Banque mondiale et BEAC

 

À fin décembre 2007, la dette extérieure du Congo s’élevait à environ USD 5,2 milliards, dont environ USD 1,1 milliard d’arriérés (43 %). Suite à un accord, en novembre 2007 avec les créanciers privés du Club de Londres prévoyant l’effacement de 80 % de la dette commerciale du Congo, la part de la dette est revenue d’environ 81 % du PIB en 2006 à 68 % en 2007. Son service a atteint 1,2 % des exportations de biens et services (1,4 % en 2006) et 2,3 % des recettes budgétaires (2,7 % en 2006).

S’agissant de la dette contractée à l’égard des créanciers du Club de Paris, la signature d’une nouvelle FRPC fin décembre 2008 a permis au Congo d’obtenir un nouvel accord d’une durée de trois ans. Conclu selon les « termes de Cologne », cet accord prévoit l’annulation de USD 805 millions et le rééchelonnement de USD 155 millions. Selon les estimations de la BEAC, la part de la dette dans le PIB serait revenue à 64 % à fin 2008.

 

 

2-4 Système bancaire

Situation simplifiée du système bancaire

(en milliard de francs CFA)

ACTIF

2006

2007

2008

PASSIF

2006

2007

2008

Trésorerie et divers

305,7

383,5

475,0

Trésorerie et divers

30,6

33,5

49,2

Crédits à l’Etat

5,4

3,1

10,0

Dépôts de l’État

18,0

16,3

19,8

Crédits à l’économie

95,4

109,7

193,9

Dépôts du secteur privé

354,9

430,4

579,3

Créances en souffrance nettes

0,5

0,6

0,4

Fonds propres

33,6

44,5

63,0

Valeurs immobilisées

30,2

27,6

31,9

 

 

 

 

Total

437,2

524,5

711,2

Total

437,1

524,7

711,3

Coef.Net d’exploitation (%)(frais généraux / PNB)

47,7

46,2

49,9

Taux de marge nette (%) (résultat net / PNB)

31,5

32,1

29,7

Coefficient de rentabilité (%)

(résultat net / fonds propres)

29,6

34,3

 

 

 

 

 

Source : COBAC

 

 

Le système bancaire congolais était constitué, fin 2008, de six établissements de crédit, contre quatre en 2007 : le Crédit du Congo (ex Crédit Lyonnais Congo racheté par le Crédit Agricole), la BGFI Bank Congo, la LCB (La Congolaise de Banque, dont la Banque Marocaine du Commerce Extérieur – BMCE – est actionnaire à hauteur de 25 %) et la Banque Commerciale Internationale (BCI, groupe Banques Populaires) et deux nouveaux établissements, Ecobank Congo et la Banque de l’Habitat, dont la majorité du capital est détenue par l’État.

En 2008, le système bancaire a continué d’enregistrer une forte croissance de son activité, le total de bilan augmentant de plus de 35 % sur un an, après une hausse de 20 % en 2007. Les dépôts de la clientèle, qui constituent environ 85 % du total de bilan, ont, en particulier, progressé de plus de 34 %.

La situation de surliquidité du secteur bancaire congolais s’est renforcée : l’excédent global de trésorerie a atteint FCFA 441 milliards, en hausse de 25,1 %, et représente 62 % du total de bilan. Le taux de couverture des crédits par les dépôts s’est établi à 294 % (contre 394 % en 2007).

 

Avec 63 établissements agréés par la COBAC à fin décembre 2008, le secteur de la microfinance, et en particulier les MUCODEC (Mutuelles Congolaises d’épargne et de crédit), joue un rôle important dans les circuits de financement au Congo. D’après les dernières estimations, les dépôts gérés, à fin septembre 20071, se sont élevés à FCFA 77 milliards et les encours de crédits à FCFA 15 milliards, ce qui représente respectivement 27 % et 11 % du total des dépôts et des crédits du secteur de la microfinance en CEMAC. Près de 230 000 personnes bénéficieraient directement de ce système, sur un total de 1,4 million de clients en CEMAC.