I- GÉNÉRALITÉS

1-2 Caractéristiques géographiques et humaines

 

Superficie : 28 050 km2

Population : 659197 habitants

Densité : 18 habitants/km2.

Population urbaine : 39,2 %.

Croissance démographique : 2,4 %.

Langues officielles : espagnol, français.

Principales villes : Malabo (capitale administrative) et Bata (capitale économique).

1-2 Économie

 

PIB par habitant : USD 9579 (2009)

Répartition par secteur d’activité

Primaire    Secondaire     Tertiaire

PIB (2008)                                        72,8 % (1)       23,4 %(2)    2,2 %

(1) dont pétrole 72,8 % (2) dont gaz 19,1 %, source : BEAC

Inflation(2009) : 7,1%

Principales ressources : Pétrole, Gaz naturel, Bois

1-3 Indicateurs sociaux

Espérance de vie (années) : 52,1

Population en deçà du seuil de pauvreté* : n.d.

Taux de mortalité infantile : 12,4 %

Indice de développement. Humain(2009) IDH : 0,719 – Classement : 118ème/182

Alphabétisation : 87,0 %

* moins de un dollar par jour, Source : PNUD – Rapport mondial sur le développement humain 2007 (données 2005)

1-4 Accords internationaux

La Guinée Équatoriale est membre de l’Organisation Africaine de la propriété Intellectuelle (OAPI), de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

 

 

 

 

II- Données macroéconomiques

2-1 Secteur productif

 

COMPTES NATIONAUX

( en milliards de francs CFA courants)

 

2005

2006

2007

2008 (a)

RESSOURCES

4 977,5

5 963,1

6 998,1

9 342,0

PIB nominal

3 800,7

4 457,9

5 129,7

6 827,1

Importations de biens et services

-1 176,9

-1 505,2

-1 868,4

-2 515,0

Biens

-690,9

-1 056,3

-1 322,6

-1 767,4

Services

-486,0

-448,9

-545,8

-747,5

EMPLOIS

4 977,5

5 963,1

6998,1

9 342,0

Consommation finale

407,8

446,3

489,1

577,7

Publique

118,6

128,1

137,9

180,3

Privée

289,2

318,1

351,2

397,4

Formation brute de capital fixe*

824,6

1 203,9

1 593,2

2 272,8

dont secteur pétrolier

275,1

306,9

406,6

531,1

Exportation de biens et services

3 745,2

4 312,9

4 915,8

6 491,5

Biens

3 726,0

4 291,5

4 893,2

6 466,4

Services

19,2

21,5

22,6

25,1

Épargne intérieure brute

3 392,9

4 011,6

4 640,6

6 249,4

Capacité (+) ou besoin (-) de financement

2 568,3

2 807,7

3 047,4

3 976,5

Revenus des facteurs

-1 832,2

-2 385,0

-2 968,0

-3 683,7

Épargne intérieure nette

1 560,6

1 626,6

1 672,6

2 565,6

Taux d’investissement (en%)

21,7

27,0

31,1

33,3

Variations en pourcentage

Taux de croissance en PIB en volume

8,9

5,3

23,2

16,8

Indice des prix à la consommation en moyenne annuelle

5,0

5,0

5,5

6,0

Indice des prix à la consommation en glissement annuel

3,7

3,8

3,7

nd

(a) chiffres provisoires

 

 

 

 

* y compris variation de stocks

 

 

 

 

Source : BEAC

 

 

 

 

 

La Guinée Équatoriale a enregistré une forte croissance économique en 2008, le PIB réel ayant progressé de 16,8 %, restant de loin le taux le plus élevé de la CEMAC.

Cette performance résulte, d’une part, de l’expansion rapide de la production de gaz et, d’autre part, du dynamisme du secteur non pétrolier. La contribution à la croissance du secteur pétrolier, y compris gaz, qui représente 91,2 % du PIB, est de 11,1 points, contre une contribution de 5,7 points pour le secteur non pétrolier.

 

 

Principales productions

 

2005

2006

2007

2008 (a)

Pétrole brut

 

 

 

 

Production  (millions de tonnes)

17,9

17,1

17,5

17,4

Production  (milliers de barils/jour)

360,1

343,5

350,9

349,9

Prix moyen à l’exportation (milliers FCFA/tonne)

194,8

227,9

233,0

290,4

Prix de baril de pétrole équato-guinéen (USD)

51,0

60,2

67,0

92,9

Méthanol et autres gaz

 

 

 

 

Exportation (milliers de tonnes)

1 490,2

1 644,4

3 339,8

4 724,0

Bois (grumes)

 

 

 

 

Production (millier de m3)

512,0

511,8

608,1

516,9

Exportations (grumes, sciages et dérivés) (milliers de m3)

460,8

460,6

547,3

439,4

Prix à l’exportation (milliers FCFA/m3)

202,2

238,5

268,0

290,7

Sources : Autorités nationales, BEAC

 

 

 

 

 

 

Dans le secteur primaire,  la production forestière et  la production pétrolière impacte sur le taux de croissance.

Malgré les différents programmes destinés à renforcer la sécurité alimentaire, l’agriculture de subsistance n’a apporté qu’une contribution modeste à la croissance (0,1 point), du fait d’un fort « malaise hollandais ». Pour la même raison, malgré les initiatives des autorités, comme la restructuration amorcée depuis 2007 de l’Institut de la promotion agricole (INPAGE), ou le subventionnement du prix d’achat aux planteurs, la contribution à la croissance des cultures de rente a été nulle en 2008. Le principal produit agricole d’exportation, le cacao voit sa production stagner autour de 3 500 tonnes, du fait principalement de la pénurie de main d’oeuvre dans ce secteur. Les exportations de café continuent en revanche de progresser, de près de 6 % entre 2007 et 2008. Le secteur sylvicole a connu des difficultés, en liaison avec la conjoncture internationonale et la baisse de la demande de bois tropicaux dans les principaux pays clients (Chine, France, États-Unis). La production totale de grumes a diminué de 15 %, ainsi que la production de bois débités, revenue de 66,9 millions de m3 en 2007 à 56,9 millions de m3 en 2008.

La production de pétrole brut a atteint 17,4 millions de tonnes (soit 349 700 barils/jour), en légère baisse de 1,8 % par rapport à 2007. Les contre-performances du secteur, qui devraient se confirmer en 2009, s’expliquent par le tassement de la production d’Exxon-Mobil et de Marathon en raison de présence d’eau nécessitant des investissements supplémentaires pour stabiliser la production. Une nouvelle législation sur les hydrocarbures, adoptée en 2007, devrait permettre à l’État, via la société publique GE Petrol, d’accroître progressivement sa part de la production extraite. À cette fin, GE Petrol a acheté, en mai 2008, pour USD 2,2 milliards, les actifs détenus par la société américaineDevon Energy sur des blocs du champ Zafiro.

 

Dans le secteur secondaire, la production de gaz  a connu une accélération avec des exportations en progression de 41,4 % en un an. La branche a tout particulièrement bénéficié de l’augmentation de la production de gaz naturel liquéfié (GNL), assurée par la société américaine Marathon, sur le site de Punta Europa. Les autorités envisagent la construction d’une seconde unité de liquéfaction du gaz destinée à traiter le gaz associé des champs pétrolifères du Cameroun et du Nigéria..

 

Le secteur secondaire, hors secteur du gaz, bénéficie du dynamisme du secteur de la construction. L’activité du BTP a continué de bénéficier de l’augmentation des budgets d’investissement

public, consacrés en particulier à la construction d’infrastructures de transport, d’équipements collectifs et de logements. Les travaux d’extension du réseau routier, avec un doublement du réseau prévu pour 2018 (soit 1 000 km supplémentaires), la modernisation du port de Malabo, qui a vu trois nouveaux quais ouvrir en février 2009 et qui ambitionne de devenir un des principaux ports de la sous-région, ainsi que la construction du quartier d’affaires « Malabo II », qui abritera en 2010 des cités administratives et des sièges d'entreprises, ont fortement soutenu l’activité en 2008.

Le secteur de l’énergie (électricité, gaz et eau) a vu  un renforcement des capacités de production des centrales électriques et de l’installation progressive de nouvelles centrales thermiques dans les principales villes. À moyen terme, l’autonomie énergétique de la partie continentale devrait être renforcée par les capacités de 100 MW du barrage de Djibloo, dont les travaux, confiés à la société chinoise Sinhydro, ont commencé en octobre 2008, et la construction d’une usine hydro-électrique.

Le secteur tertiaire continue de se développer grâce au dynamisme des activités de services financiers et immobiliers.

 

 

2-2 FINANCES PUBLIQUES

 

TABLEAU DES OPERATIONS FINANCIERES DE L’ETAT

(en milliards de francs CFA courants)

 

2005

2006

2007

2008 (a)

RECETTES TOTALES

1 140,2

2 103,7

2 3108,5

3 212,0

Recettes

1 410,2

2 103,7

2 308,5

3 212,0

Recettes non pétrolières

102,6

141,0

211,2

161,8

Recettes pétrolières

1 307,5

1 962,7

2 097,3

3 050,2

Dons extérieurs

0,0

0,0

0,0

0,0

DÉPENSES TOTALES ET PRÊTS NETS

615,5

957,5

1 236,5

1 850,5

Dépenses courantes

169,5

197,6

217,7

314,2

Salaires

36,6

40,6

52,5

56,4

Intérêts

7,8

4,4

3,9

2,4

Intérêts sur la dette intérieure

0,7

1,0

0,2

2,0

Intérêts sur la dette extérieure

7,1

3,4

3,7

0,4

Autres dépenses courantes

125,0

152,7

161,3

255,4

Dont transferts et subvention

43,0

65,1

75,9

131,5

Dépenses en capital

446,0

759,8

1 018,8

1 536,3

Dépenses budgétaires

446,6

759,9

1 018,8

1 536,3

Dépenses financées sur emprunts extérieurs

1,4

0,9

0,0

0,0

Prêts nets

0,0

0,0

0,0

0,0

SOLDE PRIMAIRE (hors dons) (1)

804,0

1 151,5

1 075,9

1 363,9

SOLDE BASE ENGAGEMENTS (dons compris) (2)

794,7

1 146,3

1 072,0

1 361,5

ARRIÉRÉS

-54,3

0,0

0,0

0,0

Arriérés intérieurs

-9,4

0,0

0,0

0,0

Arriérés extérieurs

-44,9

0,0

0,0

0,0

SOLDE (base caisse) (3)

740,5

1 46,3

1 072,0

1 361,5

FINANCEMENT

-740,5

-1 46,3

-1 072,0

-1 361,5

Financement Intérieur

-756,8

-1 135,8

-1 062,4

-1 359,0

Bancaire

-676,4

-283,6

-174,5

-547,6

Non bancaire

-80,5

-852,2

-887,9

-811,4

Financement Extérieur

16,4

-10,4

-9,6

-2,5

Tirages sur emprunts

1,4

0,9

0,0

0,0

Amortissement sur emprunts dette extérieure

-13,9

-11,4

-9,6

-2,5

Réaménagement de la dette extérieure

28,9

0,0

0,0

0,0

PIB nominal

3 800,7

4 457,9

5 129,7

6 827,1

En pourcentage du PIB

Recettes totales (hors dons)

37,1

47,2

45,0

47,0

Dépenses courantes

4,5

4,4

4,2

4,6

Solde :

 

 

 

 

Budgétaire de base (4)

20,9

25,7

20,9

19,9

Base engagements (dons compris) (2)

20,9

25,7

20,9

19,9

Base caisse (3)

19,5

25,7

20,9

19,9

(a) chiffres provisoires

 

 

 

 

(1) Solde primaire = recettes courantes – dépenses courantes (hors intérêts sur dette publique) – dépenses en capital (hors celle financées sur ressources extérieures) – dépenses de restructuration – prêts nets.

(2) Solde (base engagements) = recettes totales (y c. Dons) – dépenses totales.

(3) Solde (base caisse) = Solde (base engagements) + arriérés.

(4) Solde budgétaire de base = Recettes totales (hors dons) – Dépense totales (hors investissements financés sur recettes extérieures)

Source : BEAC

 

Toutefois, du fait des capacités d’absorption limitées de l’économie, attestées par l’apparition de goulots d’étranglement, notamment dans la fourniture d’électricité, la poursuite d’une forte expansion des budgets d’investissement public pourrait, à terme, être facteur de déséquilibres macroéconomiques et surtout d’une utilisation sous-optimale des revenus pétroliers.

 

 

2-3 COMPTES EXTÉRIEURS

 

2-3-1 Balance des paiements

(en milliards de francs CFA courants)

 

2005

2006

2007

2008 (a)

TRANSACTIONS COURANTES

722,1

405,1

57,5

265,6

Balance commerciale

3 035,1

3 235,2

3 570,6

4 699,0

Exportations FOB

3 726,0

4 291,5

4 893,2

6 466,4

Pétrole brut

3 489,8

3 894,6

4 066,9

5 052,5

Méthanol

208,8

358,5

778,1

1 372,0

Bois

14,9

25,3

34,0

26,6

Cacao

0,7

0,9

1,2

1,4

Autres

11,9

12,2

13,0

13,8

Importations FOB

-690,9

-1 056,3

-1 322,6

-1 767,4

Secteur pétrolier

-365,8

-274,5

-398,4

-389,8

Secteur non pétrolier

-274,4

-722,4

-852,8

-1 287,5

Balance des services

-466,8

-427,4

-523,2

-722,4

Balance des revenus

-1 832,2

-2 385,0

-2 968,0

-3 683,7

Rémunération des salariés

-30,9

-37,7

-43,3

-57,7

Revenus des investissements

-1 801,3

-2 347,4

-2 924,7

-3 626,1

Balance des transferts courants

-14,0

-17,6

-21,9

-27,2

Publics (nets)

-12,5

-16,0

-20,4

-25,6

Privés (nets)

-1,5

-1,5

-1,5

-1,5

COMPTE DE CAPITAL ET D’OPÉRATION FINANCIÈRES

112,3

61,6

248,1

101,8

Compte de capital

0,0

0,0

0,0

0,0

Publics (nets)

0,0

0,0

0,0

0,0

Privés (nets)

0,0

0,0

0,0

0,0

Compte financiers

112,3

61,6

248,1

101,8

Investissement direct (nets)

405 ,7

245,5

595,6

-338,8

Dont secteur pétrolier

0,1

0,0

0,0

0,0

Investissements de portefeuille (nets)

-293,4

-183,9

-347,5

440,6

Autres  investissements (nets)

-104,1

-108,9

-347,5

440,6

ERREURS ET OMISSIONS

-104,1

-108,2

-119,5

5,8

SOLDE GLOBAL

730,2

358,6

186,1

373,2

FINANCEMENT

-730,2

-358,6

-186,1

-373,2

Variations des réserves officielles (baisse : +)

-714,2

-358,6

-186,1

-373,2

Financements exceptionnels

-16,0

0,0

0,0

0,0

Variations des arriérés extérieurs (baisse : +)

-44,9

0,0

0,0

0,0

Rééchelonnement et annulations de dettes

28,9

0,0

0,0

0,0

Exportations/ Importations (%)

539,3

406,3

370,0

365,9

(a) chiffres provisoires

 

 

 

 

Source : BEAC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’excédent courant a plus que quadruplé en 2008, passant de FCFA 57,5 milliards en 2007 (1 % du PIB) à FCFA 265,6 milliards (3,9 % du PIB). L’amélioration de l’excédent commercial, reflétant une hausse exceptionnellement forte des exportations de pétrole et de méthanol, explique l’essentiel de cette évolution.

 

La balance commerciale a enregistré un excédent en hausse de 31,6 % par rapport à l’année précédente. Les exportations ont progressé de 32,1 % en valeur, s’établissant à FCFA 6 466,4 milliards après FCFA 4 893,2 milliards en 2007. Ce résultat reflète l’accroissement de 24,2 % des ventes de pétrole, ce produit générant plus de 80 % des recettes d’exportations du pays.

En 2008, les quantités de brut commercialisées ont très sensiblement diminuées (– 0,6 %), baisse plus que compensée par une forte hausse du prix du baril équato-guinéen en moyenne sur 2008, qui passe de USD 67 en 2007 à USD 92,9 en 2008.

La Guinée Équatoriale demeure le premier exportateur de pétrole de la Zone franc, devant le Gabon et le Congo, et le troisième producteur d’Afrique Sub-saharienne derrière le Nigéria et l’Angola.

Les exportations de méthanol, qui ont bénéficié de la bonne tenue des prix à l’exportation (+ 24,6 %), ont progressé de plus de 75 % en un an, pour s’établir à près de FCFA 1 372 milliards, soit 21,2 % des exportations totales. Les recettes d’exportation du méthanol ont été multipliées par plus de 6 depuis 2004.

Les exportations de bois tropicaux ont enregistré une baisse de 21,8 % en valeur, en lien avec la baisse de la demande mondiale et la baisse de 2,8 % du prix à l’exportation.

Les importations sont ressorties en hausse de 33,6 % en 2008, pour s’établir à FCFA 1 767,4 milliards. Cette évolution s’explique essentiellement par l’accroissement des importations du secteur pétrolier et des commandes de biens d’équipement effectuées dans le cadre des programmes d’investissement public.

L’excédent du compte de capital et d’opérations financières a fortement chuté en 2008, revenant de FCFA 248,1 milliards en 2007 à FCFA 101,8 milliards, sous l’effet, essentiellement, de flux

d’investissements directs étrangers (IDE) nets négatifs (FCFA – 338,8 milliards contre

FCFA + 595,6 milliards en 2007). Ce « coup d’accordéon » est lié au secteur de l’énergie avec la fin des investissements dans l’usine de méthanol et l’achat par GE Petrol de blocs pétroliers (sortie d’IDE).

 

2-3-2  Dette extérieure

(encours en millions de dollars)

 

2004

2005

2006

2007

DETTE TOTALE

323,0

245,4

156,3

136

Dont dette bilatérale

206,2

146,9

49,5

20,8

Dont dette multilatérale

115,5

97,3

105,4

114,0

Ratios d’endettement (en%)

Dette totale / PIB

6,8

3,4

1,8

1,3

Service payé de la dette / exportation biens et services

0,2

0,5

1,2

0,4

Service payé de la dette / recette budgétaires

0,7

1,4

2,6

0,8

Dette multilatérale / dette totale

35,8

39,6

67,4

83,6

Source : FMI

 

 

 

 

 

 

À fin décembre 2007, la dette extérieure de la Guinée Équatoriale s’élevait à USD 136,3 millions, 83,6 % de l’encours étant contracté à l’égard d’institutions multilatérales. Le stock de dette extérieure rapporté au PIB a continué de décliner, passant de 5,2 % en 2006 à 3,7 % en 2007.

L’analyse de viabilité de la dette, conduite par les services du FMI en mars 2009 dans le cadre des consultations article IV, a permis de confirmer la soutenabilité de la dette extérieure, tant à court terme qu’à moyen terme. Selon le FMI, la dette reste inférieure à 70 % du PIB, en conformité avec les critères de convergence de la Zone Cemac, quelques soient les scénarios envisagés (stress test).

Du fait de son niveau de richesse par habitant et de la faible importance du stock de sa dette, la

Guinée Équatoriale n’est pas éligible à l’initiative PPTE. En outre, la Guinée Équatoriale n’est plus tenue de fournir ses données de dette à la Banque mondiale car le pays est passé en 2009 dans la catégorie des pays à revenus élevés.

 

2-4 SYSTÈME BANCAIRE

Situation simplifiée du système bancaire

(en milliards de francs CFA)

ACTIF

2006

2007

2008

PASSIF

2006

2007

2008

Trésorerie et divers

275,9

388,4

471,0

Trésorerie et divers

12,6

33,8

25,3

Crédits à l’Etat

3,3

1,6

2,0

Dépôts de l’État

113,9

122,4

248,9

Crédits à l’économie

129,1

188,5

377,0

Dépôts du secteur privé

262,0

390,9

536,0

Créances en souffrance nettes

3,4

1,4

9,7

Fonds propres

38,3

50,1

79,0

Valeurs immobilisées

15,4

17,3

29,7

 

 

 

 

Total

427,1

597,2

889,4

Total

426,8

597,2

889,2

Coef. Net d’exploitation (%)

(frais généraux / PNB)

40,9

40,0

30,5

Taux de marge nette (%)

(résultat net / PNB)

18,9

14,8

21,6

Coefficient de rentabilité (%)

(résultat net / fonds propres)

13,3

11,1

17,1

 

 

 

 

Source : COBAC

 

Le système bancaire équato-guinéen était composé, au 31 décembre 2008, de 4 banques (chiffre inchangé par rapport à 2007) : la BGFI Bank Guinée Équatoriale (BGFI GE), la CCEI Bank Guinée Équatoriale (groupe Afriland), la Société Générale de Banque en Guinée Équatoriale (SGBGE) et la Banco Nacional de Guinea Equatorial (BANGE), dont le capital est détenu majoritairement par l’État.

En 2008, le système bancaire a vu son activité progresser fortement, le total des bilans augmentant de 5 % et le produit net bancaire de 67,4 %sur un an pour atteindre FCFA 62,7 milliards au 31 décembre 2008.

Les créances du secteur bancaire sur l’économie, qui s’élevaient à FCFA 377 milliards au

31 décembre 2008, ont doublé en un an en liaison avec la forte progression de la demande de crédits, en particulier dans le secteur du bâtiment et des travaux publics et dans le secteur de l’énergie. Il en résulte une concentration sectorielle des risques, qui rend les établissements particulièrement vulnérables à la défaillance de quelques signatures. Les dépôts de l’État ont également plus que doublé en un an, passant de FCFA 122,4 milliards à FCFA 248,9 milliards.