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I- GÉNÉRALITÉS

1-1 Caractéristiques géographiques et humaines

 

Superficie : 1 284 000 km2.

Population : 11,1 millions d’habitants.

Densité : 9 habitants/km2.

Population urbaine : 26,8 %.

Croissance démographique : 2,8 %.

Langues officielles : français, arabe.

Principales villes : N’Djamena (capitale administrative), Sarh, Moundou, Abéché.

 

1-2 Economie

 

PIB par habitant : USD 687 (2009)

Répartition par secteur d’activité

Primaire      Secondaire    Tertiaire

PIB (2008)                                           66,1 %*         6,8 %       27,1 %

* dont pétrole 47,1 %

Inflation(2009) : 10%

Ressources principales : Coton, Bétail, Pétrole

1-3 Indicateurs sociaux

 

Espérance de vie (années) : 51

Population en deçà du seuil de pauvreté* : n.d.

Taux de mortalité infantile : 12,4 %

Indice de développement Humain(2009) IDH : 0,392 – Classement : 175ème/182

Alphabétisation : 31,8 % .

* moins de un dollar par jour, Source : PNUD – Rapport mondial sur le développement humain 2007 (données 2005)

1-4 Accords internationaux

Le Tchad est membre de l’Organisation Africaine de la propriété intellectuelle (OAPI), de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC).

 

II- Données macroéconomiques

2-1 Secteur productif

 

COMPTES NATIONAUX

(en milliards de francs CFA courants)

 

2005

2006

2007

2008 (a)

RESSOURCES

4 606,5

5 111,9

5 167,3

5 676,0

PIB nominal

3 100,7

3 414,4

3 405,9

3 737,4

Importations de biens et services

1 505,8

1 697,5

1 761,4

1 938,6

Biens

500,5

704,7

744,8

898,0

Services

1 005,2

992,8

1 016,6

1 040,6

EMPLOIS

4 606,5

5 111,9

5 167,3

5 676,0

Consommation finale

2 144,2

2 394,3

2434,3

2 685,0

Publique

135,4

162,8

235,4

279,8

Privée

2 008,8

2 231,5

2 198,9

2 405,2

Formation brute de capital fixe*

742,7

859,2

892,5

991,1

Exportation de biens et services

1 719,6

1 858,5

1 840,5

1 999,9

Biens

1 658,2

1 781,9

1 762,0

1 918,1

Services

61,4

76,6

78,4

81,8

Épargne intérieure brute

956,5

1 020,1

971,5

1 052,4

Capacité (+) ou besoin (-) de financement

213,8

161,0

79,1

61,3

Revenus des facteurs

-304,3

-603,1

-579,9

-574,4

Épargne intérieure nette

652,2

417,0

391,6

478,0

Taux d’investissement (en%)

24,0

25,2

26,2

26,5

Variations en pourcentage

Taux de croissance en PIB en volume

8,6

0,3

1,8

-0,8

Taux de croissance en PIB pétrolier

2,1

-8,6

-6,2

-10,0

Indice des prix à la consommation en

moyenne annuelle

7,9

8,1

-7,4

8,3

Indice des prix à la consommation en glissement annuel

1,8

2,9

1,7

9,7

(a) chiffres provisoires

 

 

 

 

* y compris variation de stocks

 

 

 

 

Source : BEAC

 

 

 

 

 

Subissant la situation sécuritaire régnant à l’est du pays et la baisse de la production pétrolière, le PIB de l’économie tchadienne a chuté, en termes réels, de 0,8 % en 2008, après une croissance de 1,8 % en 2007.

 

 

Principales productions et prix d’achat aux producteurs

 

2005

2006

2007

2008 (a)

Pétrole brut (millions de tonnes)

8,7

7,9

7,3

6,5

Coton (milliers de tonnes)

179,8

98,1

113,8

108,0

Prix d’achat aux producteurs (FCFA/Kg)

163,0

160,0

160,0

180,0

Mil Sorgho (milliers de tonnes)

582,6

772,6

576,6

590,2

Manioc (milliers de tonnes)

744,4

470,2

249,6

161,2

Arachide (milliers de tonnes)

486,2

420,0

464,3

548,3

Canne à sucre (milliers de tonnes)

329,0

320,7

328,5

353,7

(a) chiffres provisoires

 

 

 

 

Sources : BEAC, administrations nationales

 

 

 

 

 

 

En 2008, le secteur primaire a apporté une contribution négative à la croissance du PIB (– 2,6 points). L’apport des cultures vivrières à la croissance a été négatif (– 0,3 point) pour la troisième année consécutive, les productions céréalières ayant notamment reculé de 4,8 % par rapport à la

campagne précédente, notamment en raison d’inondations dans le sud du pays et des difficultés de production rencontrées à l’est du fait des mauvaises conditions de sécurité. Dans l’élevage le cheptel est évalué à 18,6 millions de têtes en hausse de 2,8 % par rapport à 2007.

 

Les cultures agro-industrielles connaissent des difficultés. La production de coton, qui a baissé de 5,4 % en 2008, a pâti de la hausse du prix des intrants et des difficultés structurelles de la société CotonTchad chargée de la gestion de la filière. Souffrant d’une productivité médiocre et de coûts de transport élevés, la filière est largement subventionnée par le budget de l’État, à travers la CotonTchad. La privatisation de CotonTchad a pris du retard, le gouvernement n’ayant pas encore arrêté sa décision quant au scénario de réforme du secteur, et l’audit de la société permettant de dresser un plan de sortie de la partie publique n’a pas encore eu lieu. La filière fait vivre plus de 3 millions de personnes, soit plus d’un quart de la population.

En revanche, l’activité sucrière s’est légèrement redressée avec une hausse de 7,7 % de la production de canne par rapport à l’année précédente

L’apport de la sylviculture, de la pêche et des mines à la croissance a été nul. Le lancement, en

janvier 2007, du projet de développement de la pêche (Prodepeche), d’un coût de FCFA 13,2 milliards, destiné à renforcer les capacités de la filière, devrait permettre de renforcer l’importance de ce secteur dans l’économie tchadienne au cours des prochaines années, handicapé par l’assèchement du lac Tchad.

On relève les contre-performances du secteur pétrolier. La production de pétrole brut est ressortie en baisse pour la troisième année consécutive, passant de 7,3 à 6,5 millions de tonnes (– 11,0 %). Cette diminution s’explique par des difficultés techniques, qui ont occasionné l’arrêt de la production sur plusieurs champs, et par la forte teneur en eau des nappes pétrolifères.

 

Le secteur secondaire a faiblement contribué à la croissance en 2008 (0,3 point), du fait notamment d’un recul de la transformation du coton qui a souffert des difficultés d’acheminement vers les installations d’égrenage. Ces difficultés ont été compensées par une progression du chiffre d’affaires dans les secteurs de l’artisanat et du bâtiment et des travaux publics, en dépit des pénuries et de la hausse du prix du ciment.

Le secteur tertiaire a été le principal moteur de la croissance en 2008. Les activités commerciales, les transports et les télécommunications ont soutenu l’activité. avec la poursuite de l’extension du réseau de téléphonie mobile. Les services non marchands ont également tiré la croissance, à hauteur de 0,7 point.

 

 

2-2 FINANCES PUBLIQUES

 

TABLEAU DES OPERATIONS FINANCIERES de l’ETAT

(en milliards de francs CFA courants)

 

2005

2006

2007

2008 (a)

RECETTES TOTALES

394,0

625,2

799,0

1 042,6

Recettes

289,7

562,5

749,6

986,2

Recettes non pétrolières

145,7

159,7

186,4

209,6

Recettes pétrolières

144,0

402,8

563,2

776,6

Dons extérieurs

104,3

62,7

49,4

56,4

DÉPENSES TOTALES ET PRÊTS NETS

405,0

542,1

710,1

875,1

Dépenses courantes

187,3

343,2

464,5

579,6

Salaires

73,3

85,0

110,8

121,7

Intérêts

10,4

14,5

13,4

11,9

Intérêts sur la dette intérieure

3,2

5,0

3,4

1,8

Intérêts sur la dette extérieure

7,2

9,5

10,0

10,1

Autres dépenses courantes

103,6

243,7

340,3

446,0

Dépenses en capital

217,7

198,9

245,6

295,5

Dépenses budgétaires

68,5

88,5

155,4

220,1

Dépenses financées sur emprunts extérieurs

149,2

110,4

90,2

75,4

SOLDE PRIMAIRE (hors dons) (1)

44,3

145,3

143,1

198,4

SOLDE BASE ENGAGEMENTS (dons compris) (2)

-11,1

83,1

88,9

167,5

ARRIÉRÉS (baisse :-)

3,3

5,4

-16,1

-24,4

Arriérés intérieurs

4,8

-6,0

-18,3

-21,0

Arriérés extérieurs

-1,5

11,4

2,2

-3,4

SOLDE (base caisse) (3)

-7,7

88,4

72,8

143,1

FINANCEMENT

7,7

-88,4

-72,8

-143,1

Financement Intérieur

-40,2

-109,9

-94,3

-111,3

Bancaire

15,3

-78,4

-123,1

-131,7

Non bancaire

-55,5

-31,5

28,8

20,4

Financement Extérieur

47,9

21,5

21,5

-31,8

Tirages sur emprunts

58,1

55,4

40,8

19,0

Amortissement sur emprunts dette extérieure

-11,4

-33,9

-19,5

-50,8

Réaménagement de la dette extérieure

1,2

0,0

0,2

0,0

Divers

0

0

0

0

PIB nominal

3 100,7

3 414,4

3 405,9

3 737,4

En pourcentage du PIB

Recettes totales (hors dons)

9,3

16,5

22,0

26,4

Dépenses courantes

6,0

10,1

13,6

15,5

Solde :

 

 

 

 

Budgétaire de base (4)

1,1

3,8

3,8

5,0

Base engagements (dons compris) (2)

-0,4

2,4

2,6

4,5

Base caisse (3)

-0,2

2,6

2,1

3,8

(a) chiffres provisoires

 

 

 

 

(1) Solde primaire = recettes courantes – dépenses courantes (hors intérêts sur dette publique) – dépenses en capital (hors celle financées sur ressources extérieures) – dépenses de restructuration – prêts nets.

(2) Solde (base engagements) = recettes totales (y c. Dons) – dépenses totales.

(3) Solde (base caisse) = Solde (base engagements) + arriérés.

(4) Solde budgétaire de base = Recettes totales (hors dons) – Dépense totales (hors investissements financés sur recettes extérieures)

Source : BEAC

 

 

 

2-3 COMPTES EXTÉRIEURS

2-3-1 Balance des paiements

(en milliards de francs CFA courants)

 

2005

2006

2007

2008 (a)

TRANSACTIONS COURANTES

73,8

-296,9

-368,1

-393,5

Balance commerciale

1 157,7

1 077,2

1 017,3

1 020,1

Exportations FOB

1 658,2

1 781,9

1 762,0

1 918,1

Coton fibre

42,2

44,1

36,2

30,6

Bétail

117,9

119,6

121,4

123,2

Pétrole

1 431,9

1 552,6

1 533,4

1 696,8

Autres

66,1

65,5

71,0

67,5

Importations FOB

-500,5

-704,7

-744,8

-898,0

Secteur pétrolier

-148,3

-308,2

-285,4

-305,8

Secteur non pétrolier

-223,4

-249,3

-250,8

-289,3

Secteur public

-43,0

-45,1

-93,9

-183,0

Autres

-59,1

-65,9

71,3

-77,7

Balance des services

-943,8

-916,2

-938,2

-958,8

Balance des revenus

-304,3

-603,1

-579,9

-574,4

Rémunération des salariés

-35,2

-36,1

-37,1

-43,1

Revenus des investissements

-269,2

-567,0

-542,9

-531,3

Dont intérêts dette extérieure

-7,2

-9,5

-10,0

-10,1

Balance des transferts courants

164,3

145,2

132,7

119,3

Publics (nets)

108,5

94,3

82,6

72,6

Privés (nets)

55,7

50,9

50,1

47,0

COMPTE DE CAPITAL ET D’OPÉRATION FINANCIÈRES

20,4

407,9

462,6

556,7

Compte de capital

63,9

38,5

34,6

39,5

Publics (nets)

63,9

38,5

34,6

39,5

Privés (nets)

0,0

0,0

0,0

0,0

Compte financiers

-43,5

369,4

428,0

517,2

Investissement direct (nets)

-52,4

343,0

338,7

464,2

Investissements de portefeuille (nets)

0,0

0,0

0,0

0,0

Autres  investissements (nets)

8,9

26,5

89,3

53,0

ERREURS ET OMISSIONS

-72,4

74,0

26,9

49,7

SOLDE GLOBAL

21,8

185,0

121,4

212,9

FINANCEMENT

-21,8

-185,0

-121,4

-212,9

Variations des réserves officielles (baisse : +)

-21,5

-196,4

-123,9

-209,5

Financements exceptionnels

-0,3

11,4

2,4

-3,4

Variations arriérés extérieurs(baisse : +)

-1,5

11,4

2,2

-3,4

Rééchelonnement et annulations de dettes

1,2

0,0

0,2

0,0

Exportations/ Importations (%)

331,3

252,8

236,6

213,6

(a) chiffres provisoires

 

 

 

 

Source : BEAC

 

 

 

 

 

 

Au total, l’excédent du solde global de la balance des paiements s’est accru de 75,4 %, pour s’établir à FCFA 212,9 milliards. Ces ressources, grevées de la baisse des arriérés extérieurs de FCFA 3,4 milliards, ont conduit à une augmentation des réserves officielles de FCFA 209,5 milliards.

2-3-2 Dette extérieure

(encours en millions de dollars)

 

2004

2005

2006

2007

DETTE À COURT ET LONG TERME

1 641,0

1 585,0

1 707,0

1 797,0

Dette à long terme

1 528,0

1 495,0

1 628,0

1 712,0

Dette publique garantie

1 528,0

1 495,0

1 628,0

1 712,0

Dette privée non garantie

0,0

0,0

0,0

0,0

Recours aux crédits FMI

96,0

79,0

67,0

56,0

Dette à court terme

17,0

11,0

12,0

29,0

Dont arriérés sur dette à long terme

9,0

6,0

8,0

6,0

Pour mémoire

 

 

 

 

Arriérés sur principal de dette à long terme

27,0

26,0

24,0

22,0

Indicateurs de dette (en pourcentage)

Dette totale/ exportations biens et services

71,9

48,6

48,0

46,7

Dette total / PIB

50,0

27,0

26,1

25,3

Service payé de la dette / exportations biens et services

1,7

1,7

1,8

1,8

Service payé de la dette / recettes budgétaires

9,1

10,0

5,9

4,5

Dettes multilatérale / dette totale

82,9

84,5

84,9

85,0

Source : Banque mondiale et BEAC

 

 

En 2007, la dette extérieure du Tchad a augmenté (+ 5,3 %) et s’établissait à USD 1,8 milliard. La dette à long terme représentait une part prépondérante de la dette totale (95,3 %), atteignant USD 1,7 milliard contre USD 1,6 milliard en 2006. La baisse des recours aux crédits FMI s’est prolongée, de 16 % sur la période 2006-2007, après 14 % la période précédente. À fin 2007, le taux d’endettement extérieur s’est  situé à 25,3 % du PIB. Selon les estimations de la BEAC, l’encours de la dette représenterait 23,7 % du PIB en 2008.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2-4 SYSTÈME BANCAIRE

 

Situation simplifiée du système bancaire

(en milliards de francs CFA)

ACTIF

2006

2007

2008

PASSIF

2006

2007

2008

Trésorerie et divers

123

139

124

Trésorerie et divers

47

30

39

Crédits à l’Etat

23

12

12

Dépôts de l’État

27

46

48

Crédits à l’économie

117

125

192

Dépôts du secteur privé

182

188

221

Créances  douteuses nettes

4

3

5

Fonds propres

30

35

47

Valeurs immobilisées

20

20

22

 

 

 

 

Total

286

299

355

Total

286

299

355

Coef. Net d’exploitation (%)

(frais généraux / PNB)

59,9

60,7

53,7

Taux de marge nette (%)

(résultat net / PNB)

18,9

18,5

18,8

Coefficient de rentabilité (%)

(résultat net / fonds propres)

14,6

13,4

13,4

 

 

 

 

Source : COBAC

 

En 2008, le système bancaire tchadien était composé de sept banques (sans changement par rapport à 2007) : Banque Agricole et Commerciale (BAC) qui a été reprise par l’État tchadien, Banque Commerciale du Chari (BCC), Banque Sahélo–Saharienne pour l’Investissement et le Commerce (BSIC), Commercial Bank Tchad (CBT), Financial Bank Tchad (FBT), Ecobank Tchad (ex-BIAT) et Société Générale Tchadienne de Banque (SGTB).

Fin 2008 a été accordée une licence à l’United bank of Africa (UBA), qui devrait commencer ses activités en août 2009.

Le taux de couverture des crédits par les dépôts est ressorti à 131,8 % (contre 170,6 % en 2007).

La microfinance est un secteur en forte expansion au Tchad, bien qu’il demeure encore de taille réduite par rapport à d’autres pays de la CEMAC (Cameroun, Congo). Au 31 décembre 2008, 162 établissements de microfinance disposaient d’un agrément attribué par la COBAC, contre 158 en 2007. D’après les dernières estimations, les dépôts gérés par les institutions de microfinance ont représenté, à fin septembre 2007, environ FCFA 4,9 milliards et les encours de crédits FCFA 5,3 milliards. Au Tchad, près de 135 000 personnes bénéficient directement de ce mode de financement, sur un total de 1,4 million de clients en CEMAC.