I- GÉNÉRALITÉS

1-1 Caractéristiques géographiques et humaines

Superficie : 475 442 km2

Population : 19,406100 millions d’habitants.

Densité : 40 habitants/km2.

Population urbaine : 56,9 %.

Croissance démographique : 2 %.

Langues officielles : français et anglais.

Principales villes : Yaoundé (capitale administrative), Bafoussam, Douala, Garoua, Maroua, Limbé.

1-2 Économie

PIB par habitant : USD 1115 (2009)

Répartition par secteur d’activité

Primaire        Secondaire   Tertiaire

PIB (2008)                                32,5 %*      21,0 %         46,4 %

* dont pétrole : 11,6 %

Principales ressources : pétrole, bois, coton, café cacao

Inflation (2009) : 3%

1-3 Indicateurs sociaux

Espérance de vie : 50,08 ans ;

Population en deçà du seuil de pauvreté* : 17,1 % ;

Taux de mortalité infantile : 8,7 % ;

Indice de développement humain(2009) IDH : 0,523- classement : 153/182 ;

Alphabétisation : 67,9 % ;

* moins de un dollar par jour, Source : PNUD – Rapport mondial sur le développement humain 2007 (données 2005)

Accords internationaux

Le Cameroun est membre de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI), de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), du Commonwealth et de la Communauté économique des États d’Afrique centrale (CEEAC).

 

II- Données macro-économiques

2-1 – Secteur productif

 

COMPTES NATIONAUX :

(en milliards de francs CFA courants)

 

2005

2006

2007

2008 (a)

2009

2010

RESSOURCES

11 006,5

11 803,3

12 456,3

13 810,6

 

 

PIB nominal

8 749,6

9 387,2

9 888,9

10 979,3

Importations de biens et services

2 256,9

2 416,1

2 567,5

2 831,2

Biens

1 254,2

1 648,1

1 766,4

1 991,1

 

 

Services

732,7

767,9

801,1

840,1

 

 

EMPLOIS

11 006,5

11 803,3

12 456,3

13 810,6

 

 

Consommation Finale

6 675,3

7 081,0

7 389,4

8 226,9

Publique

709,4

796,2

877,6

1 053,5

 

 

Privée

5 965,9

6 284,8

6 551,8

7 173,4

 

 

Formation brute de capital fixe (b)

2 300,8

2 388,9

2 623,1

2 908,6

Dont secteur pétrolier

345,1

373,9

450,3

486,3

Exportations de biens et services

2 030,4

2 333,4

2 443,8

2 675,1

Biens

1 670,2

1 952,6

2 003,0

2 230,8

 

 

Services

360,2

380,8

410,8

444,2

 

 

 

Epargne intérieure brute

Capacité (+) ou besoin (-) de financement

Revenue des facteurs

Epargne intérieure nette

 

2 074,3

-226,5

-201,6

1 872,7

 

2 306,3

-82,6

205,7

2 100,6

2 499,4

-123,7

-126,0

2 373,4

2 752,4

-156,2

-127,8

2 624,6

 

 

Taux d’investissement (en %) (b)

26,3

25,4

26,5

26,5

Variation en pourcentage

Taux de croissance du PIB en volume

Taux de croissance du PIB pétrolier

Indice des prix à la consommation en moyenne annuelle

Indice des prix à la consommation en glissement annuel

2,3

-9,3

1,9

3,3

3,2

7,6

5,1

2,4

3,9

-2,0

1,1

3,5

3,5

-1,8

5,3

5,3

 

 

(a) chiffres provisoires (b) formation brut de capital fixe et variation de stocks

Source : BEAC

 

PRINCIPALES PRODUCTIONS ET PRIX D’ACHAT AUX PRODUCTEURS

 

 

2005

2006

2007

2008 (a)

2009

2010

Fève de cacao (milliers de tonnes)

190,0

196,3

186,5

190,0

 

 

Prix d’achat aux producteurs (FCFA/kg) (b)

450-585

450-580

750-735

750-735

 

 

Café (milliers de tonnes)

67,0

62,3

62,6

60,1

 

 

Prix d’achat aux producteurs –Robusta (FCFA/kg)

355-410

360-420

370-430

370-430

 

 

Coton-graine (milliers de tonnes)

306,0

270,0

170,0

161,5

 

 

Prix d’achat aux producteurs (FCFA/kg)

190,0

170,0

175,0

175,0

 

 

Banane (milliers de tonnes)

265,5

256,6

232,9

235,2

 

 

Bois

Production de grumes (milliers de m3)

2 058,9

2 573,6

2 730,6

2 594,1

 

 

Exportations (grumes, sciages et dérivés) (milliers de m3)

145,2

319,5

548,3

493,5

 

 

Prix moyens à l’exportation (milliers de FCFA/m3)

261,8

268,6

236,3

232,8

 

 

Pétrole (millions de tonnes)

4,2

4,4

4,3

4,3

 

 

Prix du baril de pétrole camerounais (USD)

48,7

61,6

69,2

94

 

 

(a) chiffres provisoires (b) fourchette de prix selon qualité (grade 1 ou 2)

Sources : Administrations nationales, BEAC

le secteur primaire représente plus de 30 % du PIB et emploie près de 50% de la population active (soit environ 3,5 millions de personnes).  Les cultures de rente sont exposées à la conjoncture internationale du fait du renchérissement du coût des intrants, combiné à un recul sensible des prix à l’exportation, ainsi qu’à des conditions climatiques défavorables.

Le secteur secondaire, hors pétrole, représente 19,4% du PIB est un secteur dynamique grâce aux industries manufacturières, avec des extensions de capacités dans les industries agro-alimentaires et pharmaceutiques ; le secteur du bâtiment rencontre des difficultés liés aux retards dans la mise œuvre des projets d’infrastructures et de goulots d’étranglement liés à une production de ciment insuffisante.

La contribution à la croissance du secteur pétrolier est de  près de 10 % du PIB.

Le secteur tertiaire est resté le principal moteur de l’économie : le commerce, l’hôtellerie et la restauration.

De manière plus générale, le sous-investissement dans les infrastructures portuaires et ferroviaires demeure un frein au développement du pays.

2-2 - FINANCES PUBLIQUES

TABLEAU DES OPERATIONS FINANCIERES DE L’ETAT

(en milliards de francs CFA courants)

 

2005

2006

2007

2008 (a)

2009

2010

RECETTES TOTALES

1 583,1

4 058,1

2 006,0

2 260,3

 

 

Recettes

1 572,2

1 832,2

1 938,0

2 204,0

Recettes non pétrolières

1 113,7

1 202,1

1 294,7

1 385,8

 

 

Recettes pétrolières

458,5

630,1

643,3

818,2

 

 

Dons extérieurs (y compris annulations PPTE et IADM)

10,9

2 225,9

68,0

56,3

DEPENSES TOTALES ET PRETS NETS

1 170,3

1 349,9

1 480,6

1 754,3

 

 

Dépenses courantes

998,9

1 122,9

1 168,2

1 361,6

Salaires

414,0

418,5

442,1

560,9

 

 

Intérêts

129,8

126,2

44,9

36,5

 

 

Intérêts sur la dette intérieure

18,7

14,5

13,8

30,6

Intérêts sur la dette extérieure

111,1

111,7

31,1

5,9

Autres dépenses courantes

455,1

578,2

681,1

764,2

 

 

Dépenses en capital

151,6

202,7

287,8

346,3

Dépenses  budgétaires

124,1

162,9

226,1

303,5

 

 

Dépenses financées sur emprunts extérieurs

27,5

39,8

61,7

42,8/

 

 

Dépenses de restructuration

19,8

24,3

6,8

34,7

Prêts nets

0,0

0,0

17,8

11,7

SOLDE PRIMAIRE (hors dons) (1)

559,2

648,3

564,1

529,0

 

 

SOLDE BASE ENGAGEMENTS (dons compris) (2)

412,8

2 708,2

252,4

506,0

 

 

ARRIERES

-36,4

-172,9

-74,6

-32,5

 

 

Arriérés intérieurs

-23,7

-172,9

-74,6

-32,5

Arriérés extérieurs

-12,7

0,0

0,0

0,0

SOLDE (base caisse) (3)

376,4

2 535,3

450,8

473,5

 

 

FINANCEMENT

-376,4

2 535,3

-450,8

-473,5

 

 

Financement Intérieur

-361,1

544,5

-423,3

-473,9

Bancaire

135,1

329,4

-213,7

-177,3

 

 

Non bancaire

-226,0

215,1

-209,6

-260,6

 

 

Financement Extérieur

-15,3

-1 990,8

-27,5

-35,5

Tirages sur emprunts

22,5

36,3

42,8

42,8

 

 

Amortissements sur emprunts dette extérieure

-273,4

-2 260,7

-70,3

-78,4

 

 

PIB nominal

8 749,6

9 387,2

9 888,9

10 979,3

 

 

En pourcentage du PIB

Recettes totales (hors dons)

Dépenses courantes

Solde :

Budgétaire de base (4)

Base engagements (dons compris)

Base caisse

18,0

11,4

 

4,9

4,7

4,3

19,5

12,0

 

5,6

28,8

27,0

19,6

11,8

 

5,2

5,3

4,6

20,1

12,4

 

4,5

4,6

4,3

 

 

(a) chiffre provisoires

(1) Solde primaire = recettes courantes – dépenses courantes (hors intérêts) – dépenses en capital (hors celles sur ressources extérieures)

(2) Solde (base engagements) = recettes totales (y c. dons) – dépenses totales

(3) Solde (base caisse) = solde (base engagements) + arriérés

(4) Solde budgétaire de base = recettes totales (hors dons ) –Dépenses totales (hors investissements financés sur recettes extérieurs)

Source : BEAC

 

 

 

 

Au Cameroun les recettes budgétaires sont fortement influencées par les recettes pétrolières, représentant plus du tiers des recettes totales ;

2-3 COMPTES EXTÉRIEURS

2-3-1   Balance des paiements

( en milliards de francs CFA courants)

 

2005

2006

2007

2008 (a)

2009

2010

TRANSACTIONS COURANTES

-347,7

-125,3

-122,5

-151,7

 

 

Balance commerciale

146,1

304,5

266,6

239,7

Exportations FOB

1 670,2

1 952,6

2 033,0

2 230,8

 

 

Pétrole brute

735,2

981,3

989,2

1 164,6

Cacao

130,9

137,0

111,6

143,8

Café

33,4

34,5

37,6

36,7

Coton

70,1

54,2

68,9

44,1

Bois

218,0

267,7

325,9

288,9

Aluminium

85,0

87,3

92,9

104,7

Banane

35,9

33,7

29,3

31,4

 

 

Caoutchouc naturel

23,5

34,0

28,5

29,7

 

 

Divers

338,1

322,9

349,1

386,9

 

 

Importations FOB

-1 524,2

-1 648,1

-1766,4

-1 991,1

Balance des services

-372,5

-387,1

-390,3

- 395,9

Balance des revenus

-201,6

-205,7

-126,0

-127,8

Rémunération des salariés

9,1

7,0

6,9

5,9

 

 

Revenus des investissements

-210,7

-212,7

-133,0

-133,7

 

 

Dont intérêts dette extérieure publique

-111,1

-111,7

-31,1

-30,6

Dont intérêts dette extérieure privée

-143,1

-145,3

-147,3

-149,5

Balance des transferts courants

80,4

163,0

127,2

132,3

Privés (nets)

714,1

75,8

77,7

75,7

 

 

Publics (nets)

6,3

87,3

49,5

56,6

 

 

COMPTE DE CAPITAL ET D’OPERATIONS FINANCIERES

203,4

316,4

627,3

288,5

 

 

Compte de capital

49,2

2 183,5

63,9

45,4

Publics (nets)

5,0

2 139,0

18,9

0,0

 

 

Privés (nets)

44,2

44,5

45,0

45,4

 

 

Comptes financiers

154,2

-1 867,1

563,4

243,1

Investissements directs (nets)

118,5

96,5

108,0

120,8

 

 

Investissement de portefeuille (nets)

0,4

0,4

0,5

0,5

 

 

Autres investissements (nets)

35,3

-1 964,1

454,9

121,8

 

 

ERREURS ET OMISSIONS

61,2

50,1

-65,5

12,5

 

 

SOLDE GLOBAL

-83,1

241,2

439,2

149,3

 

 

FINANCEMENT

83,1

-241,2

-439,2

-149,3

 

 

Variations des réserves officielles (baisse : +)

-139,8

-474,8

-,439,2

-149,3

Financements exceptionnels

222,9

233,6

0,0

0,0

Variation des arriérés extérieurs (baise -)

-12,7

0,0

0,0

0,0

 

 

Rééchelonnements et annulations de dettes

235,6

233,6

0,0

0,0

 

 

Exportations / importations (%)

109,6%

118,5%

115,1%

112,0%

 

 

(a ) chiffre provisoires

Source : BEAC

2-3-2 Dette extérieure

(encours en millions de dollars)

 

2004

2005

2006

2007

2008

2009

DETTE A COURT ET LONG TERME

10 368,0

7 357,0

3 364,0

3 162,0

 

 

Dette à long terme

9 423,0

6 678,0

2 760,0

2 840,0

Dette publique garantie

8 791,0

6 086,0

2 271,0

2 204,0

 

 

Dette privée non garantie

632,0

592,0

489,0

636,0

 

 

Recours aux crédits FMI

334,0

272,0

8,0

17,0

Dette à court terme

611,0

407,0

596,0

305,0

Dont arriérés d’intérêts sur dette à long terme

218,0

353,0

528,0

106,0

 

 

Pour mémoire

Arriérés sur principal de dette à long terme

103,0

76,0

119,0

32,0

 

 

Indicateurs de dette (en pourcentage)

Dette totale / exportations biens et services

Dette totale / PIB

Service payé de la dette / exportations biens et services

Service payé de la dette / recette budgétaires

Dette multilatérale / dette totale

297,8

65,6

17,5

24,5

16,7

191,0

44,3

21,3

27,6

21,4

75,3

18,7

11,6

14,8

14,8

61,9

15,3

10,0

12,6

18,6

 

 

Source : Banque mondiale et BEAC

Avec l’atteinte du point d’achèvement en avril 2006, le Cameroun a bénéficié d’annulations de dettes d’environ USD 1,3 milliard (en valeur actualisée nette à fin 1999) au titre de l’Initiative PPTE, de USD 1,1 milliard au titre de l’IADM et de près de USD 4,2 milliards en valeur nominale au titre de l’annulation de la quasi-totalité des dettes des membres du Club de Paris (juin 2009). Suite à l’annulation de près de 60 % du stock de la dette publique du Cameroun en 2006, l’encours de dette extérieure du Cameroun ne représentait plus que 18,7 % du PIB en 2006 et 15,3 % en 2007, contre 44,3 % en 2005.

En 2008, selon la BEAC, le ratio du stock de la dette extérieure rapporté au PIB s’élèverait à environ 10 %, le service de la dette extérieure représenterait 4,1 % des exportations de biens et de services et 4,9 % des recettes budgétaires.

 

2-4  SYSTÈME BANCAIRE

SITUATION SIMPLIFIEE DU SYSTEME BANCAIRE*

( en milliards de francs CFA)

ACTIF

2006

2007

2008

PASSIF

2006

2007

2008

Trésorerie et divers

852,7

1 073,6

1 075,0

Trésorerie et divers

201,1

257,4

271,6

Crédits à l’Etat

15,3

9,5

4,0

Dépôts de l’Etat

172,4

239,9

251,8

Crédit à l’économie

866,7

936,7

1 199,0

Dépôts du secteur privé

1 377,7

1 532,8

1 720,5

Créances en souffrance nettes

12,9

10,6

13,7

Fonds propres

180,6

182,3

233,0

Valeurs immobilisées

183,5

182,0

185,2

 

 

 

 

TOTAL

1 931,1

2 212,4

2 476,9

TOTAL

1 931,2

2 212,4

2 476,9

Coef. Net d’exploitation (%)

(frais généraux / PNB)

55,8

57,7

54,4

Taux de marge nette

(%)(résultat net / PNB)

18,0

18,5

16,1

 

 

 

 

 

Cœfficient de rentabilité (%)

(résultat net / fonds propres)

13,2

14,1

12,9

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*Hors établissements financiers.

Source : COBAC

le système bancaire camerounais compte 12 banques commerciales. Le total cumulé des bilans bancaires a augmenté de 12 %, du fait, à l’actif, d’une progression significative des crédits à l’économie (+ 12,8 %). Les dépôts se sont, pour leur part, accrus de 12,2 % par rapport à fin 2007.

Les créances du système bancaire sur l’État se sont fortement contractées, en raison de la persistance d’un excédent budgétaire, tandis que les dépôts publics augmentaient, en raison d’une amélioration du solde budgétaire (base caisse). Les crédits bruts à l’économie ont progressé de 8,1 %. Cette évolution masque toutefois d’importantes disparités entre bénéficiaires, les entreprises publiques ayant obtenu une forte augmentation des concours des établissements bancaires (+ 20,5 %), alors que les encours de crédits accordés au secteur privé sont ressortis en hausse modérée (+ 4 %).

Le secteur bancaire camerounais reste fragilisé par une relative concentration de ses engagements sur un nombre restreint de contreparties et par la sous-capitalisation d’une partie des établissements.

La situation de surliquidité du secteur bancaire camerounais - l’excédent global de trésorerie a atteint FCFA 839 milliards- s’est stabilisée à hauteur de 38 % du total de bilan. Le taux de couverture des crédits par les dépôts est ressorti à 167,1 % (contre 185,3 % en 2007).

Le Cameroun dispose du secteur de la microfinance le plus important de la CEMAC, avec près de 475 établissements sur un total de 728 établissements agréés à fin 2008 par la COBAC.

Selon les dernières estimations, les dépôts gérés, à fin septembre 2007(données non disponibles depuis cette date), ont représenté FCFA 195 milliards et les encours de crédits FCFA 117 milliards, ce qui correspond respectivement à 69 % et 84 % des dépôts et des crédits du secteur de la microfinance en CEMAC. Plus de 960 000 personnes bénéficieraient directement de ce système, sur un total de 1,4 million de clients en CEMAC.