I- GÉNÉRALITÉS

1-1 Caractéristiques géographiques et humaines

Superficie : 322 460 km2.

Population : 20,6 millions d’habitants.

Densité : 61 habitants/km2.

Population urbaine : 48,8 %.

Croissance démographique : 1,9 %.

Langue officielle : français.

Principales villes : Yamoussoukro (capitale administrative), Abidjan, Bouaké, Daloa.

1-2 Économie

?PIB par habitant : USD 1052 (2009)

?Répartition par secteur d’activité

Primaire  Secondaire   Tertiaire

PIB (2008)                                         25,1 %         28,4 %         46,4 %

Inflation : 1%

Ressources principales : Cacao, coton, café

1-3 Indicateurs sociaux

Espérance de vie (années) : 48,7

Population en deçà du seuil de pauvreté* : 14,8 %

Taux de mortalité infantile : 8,9 %

Indice de développement humain(2009) IDH : 0,484 – Classement : 163ème/182

Alphabétisation des adultes : 48,7 %

moins de un dollar par jour, Source : PNUD – Rapport mondial sur le développement humain 2007 (données 2005)

1-4 Accords internationaux

La République de Côte d’Ivoire (RCI) est membre de l’Organisation Africaine de la propriété Intellectuelle (OAPI), de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

 

II- Données macroéconomiques

2-1 Secteur productif

COMPTES NATIONAUX

(en milliards de francs CFA courants)

 

2005

2006

2007

2008 (a)

2009

2010

RESSOURCES

12 899,1

13 462,2

13 514,7

14 684,1

 

 

PIB nominal

9 011,8

9 487,4

9 486,5

10 485,1

Importations de biens et services

3 887,4

3 974,7

4 028,2

4 199,0

EMPLOIS

12 899,1

13 462,2

13 514,7

14 684,1

 

 

Consommation Finale

7 381,6

7 665,9

7 971,0

8 544,5

Publique

952,4

1 279,5

1 431,0

1 559,3

 

 

Privée

6 429,2

6 386,4

6 540,0

6 985,2

 

 

Formation brute de capital fixe *

1 020,8

921,9

1 029,7

1 167,4

Exportations de biens et services

4 496,1

4 874,4

4 514,0

4 972,2

Taux d’investissement (en %)

11,3

9,7

10,9

11,1

Variation en pourcentage

Taux de croissance du PIB en volume

Déflateur du PIB (en moyenne)

Prix à la consommation (moyenne annuelle)

1,7

1,3

3,9

1,2

4,0

2,5

1,5

-1,5

1,9

2,3

8,0

6,3

 

 

(a) chiffres provisoires (b) compris variation des stocks

Source : BEAC

 

 

La profonde crise politique traversée par la Côte d’Ivoire depuis l’automne 2002 avait conduit à une partition de facto du pays, entraînant la fermeture de nombreuses usines et le départ d’un nombre non négligeable de responsables d'entreprises.

 

La croissance, qui avait repris en 2004, est demeurée inférieure à 2 % jusqu’en 2007. Bénéficiant d’une amélioration du contexte socio-politique, économique et d’un renforcement des relations avec la communauté financière internationale, elle s’est accélérée en 2008, atteignant 2,3 %, contre 1,5 % en 2007. Elle a principalement été portée par le secteur secondaire, du fait des bonnes performances enregistrées dans les activités du bâtiment et de l’agro-alimentaire ainsi que par le secteur tertiaire qui a profité de la normalisation des relations entre le Nord et le Sud du pays.

 

PRINCIPALES PRODUCTIONS AGRICOLES ET PRIX D’ACHAT AUX PRODUCTEURS

 

2005/2006

2006/2007

2007/2008

2008/2009

2009/2010

2010/2011

Cacao (milliers de tonnes)

1 407,8

1 229,3

1 382,6

1 137,5

Prix indicatif d’achat (FCFA/Kg)

343,0

380,0

467,0

700,0

 

 

Café (milliers de tonnes)

117,7

170,8

67,6

100,0

Prix moyen d’achat aux producteurs (FCFA/Kg)

433,0

448,0

623,0

Nd

 

 

Coton –graine (milliers de tonnes)

237,9

221,7

185,2

125,2

Prix d’achat aux producteurs (FCFA/Kg)

140,0

145,0

150,0

185,0

 

 

Source : administration nationale BCEAO

(a ) chiffre provisoires

 

 

Dans le secteur primaire, le secteur agricole traditionnel a été marqué par la baisse des productions de cacao et de coton. La production d’anacarde a fortement progressé à 312 229 tonnes à fin 2008 (soit + 24,6 % sur un an) du fait de l’entrée en production de nouvelles plantations, hissant la Côte d’Ivoire au deuxième rang de la production mondiale, derrière l’Inde. Les productions vivrières (maïs, riz paddy, mil et sorgho, igname) ont globalement augmenté de 2,9 % entre 2007 et 2008.

 

Les filières café, coton et cacao, principaux produits d’exportation, et qui font vivre directement ou indirectement environ 9 millions de personnes, soit la moitié de la population, ont réalisé des

performances peu favorables au cours des dernières campagnes.

La production de coton, majoritairement basée dans le nord du pays, fait face, depuis la crise de 2002, à des difficultés considérables en matière d'approvisionnement, de financement et de transport. La production s’élèverait à 125 200 tonnes pour la campagne 2008/2009, soit un repli de 32,4 % par rapport à la campagne précédente, en liaison avec la non disponibilité de semences de bonne qualité et le retard des pluies.

L’accumulation d’arriérés de paiement aux producteurs, les difficultés d’approvisionnement en intrants ont également contribué à ces faibles performances. Le prix d’achat au producteur a toutefois augmenté pour la campagne 2008/2009, passant de FCFA 150 à FCFA 185 par kilo. La production de cacao a moins souffert des conséquences de la crise que celle du coton, en raison de sa localisation géographique (moitié sud/sud-est du pays). Avec un volume de 1,138 million de tonnes, au titre de la campagne 2008/2009, elle devrait reculer de 17,7 % par rapport à la campagne 2007/2008 malgrè la bonne tenue des cours observés ces dernières années. La filière souffre du vieillissement des plants et du développement de maladies qui affectent les volumes de production et la qualité des produits.

En outre, elle pâtit du niveau élevé des prélèvements sur les exportations de cacao (Droit Unique de Sortie et diverses retenues) qui réduit les revenus des producteurs et la compétitivité-prix de la filière..

Avec 67 600 tonnes, la production de café a baissé drastiquement en 2007/2008, par rapport à la

campagne 2006/2007, notamment du fait d’une faible pluviométrie et du vieillissement des plantations.

 

 

PRINCIPALES PRODUCTIONS EXTRACTIVES

 

2005

2006

2007

2008

2009

2010

Pétrole

14 585,0

21,955,0

17 726,6

16 699,8

Gaz (milliards de BTU)

60,720,1

59,093,5

54 632,9

55 375,5

 

 

Or (kg)

1 637,7

1 452,2

1 465,8

2 883,1

Source : administration nationale BCEAO

(a ) chiffre provisoires

 

 

Dans le secteur minier, après avoir baissé de 10,5 % entre 2005 et 2007, la production aurifère a atteint 2 883 kilos, soit une augmentation de 96,7 % entre 2007 et 2008. Cette forte progression résulte de l’accroissement de la productivité de la société des mines d’Ity, de l’arrivée de nouveaux opérateurs et surtout de la reprise de l’exploitation des mines du nord.

 

Dans le secteur secondaire, l'activité a légèrement augmenté en 2008, avec une hausse de 0,6 % de l’indice global de production industrielle. L'activité pétrolière, qui s’était révélée très dynamique en 2006, avec une production de 21,9 millions de barils, soit une hausse de 52,5 % par rapport à 2005, s’est sensiblement ralentie depuis. En effet, l’ensablement de certains puits du champ de pétrole «BAOBAB» a limité la production à 17,7 millions de barils en 2007 et à 16,7 millions de barils en 2008.

 

Le secteur tertiaire, qui avait été le plus affecté par les conséquences économiques des troubles politiques, a contribué positivement à la croissance en 2008 (1,2 point), grâce aux bonnes performances de la branche télécommunication et de celle des services et du commerce.

 

En 2008, la hausse de l’indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) a atteint 6,3 % en moyenne annuelle, contre 1,9 % en 2007, du fait notamment de la forte progression des prix des produits alimentaires et des transports due aux crises alimentaire et énergétique. Les autorités ont pris des mesures pour tenter d’atténuer cette progression, notamment en suspendant les droits de douane et en réduisant la TVA de moitié sur certains produits de base tels que le sucre et le riz. Ces mesures ont cependant eu un effet limité et l’inflation sous-jacente a atteint 6,3 % en moyenne et 9 % en glissement annuel.

 

 

 

 

 

 

 

2-2 FINANCES PUBLIQUES

 

TABLEAU DES OPERATIONS FINANCIERES DE L’ETAT

(en milliards de francs CFA courants)

 

2005

2006

2007

2008 (a)

2009

2010

RECETTES TOTALES

1 556,0

1 615,5

1 871,2

2 160,1

 

 

Recettes

1 471,4

1 600,4

1 817,6

1 976,8

Recettes fiscales

1 251,2

1 364,0

1 468,1

1 626,4

 

 

Recettes non fiscales

220,2

220,2

349,5

343,7

 

 

Dons extérieurs

94,6

15,1

53,6

183,3

DEPENSES TOTALES ET PRETS NETS

1 713,7

1 742,0

1 949,4

2 201,2

 

 

Dépenses courantes

1 381,1

1 389,7

1 565,5

1 742,6

Salaires

563,4

589,1

640,3

711,7

 

 

Intérêts de dette publique

177,1

131,9

166,2

181,9

 

 

Intérieure

25,4

29,5

50,9

58,3

Extérieure

151,7

102,4

115,3

123,6

Autres dépenses courantes

640,6

668,7

759,0

849,0

 

 

Dont transferts et subventions

93,5

106,4

157,6

164,7

 

 

Dépenses en capital

235,3

239,1

253,6

299,7

Sur financement interne

133,7

211,3

187,5

222,0

 

 

Sur financement externe

101,6

27,8

66,1

77,7

 

 

Autres Dépenses

77,0

91,1

101,5

153,9

Prêts nets

20,3

22,1

28,8

5,0

SOLDE PRIMAIRE (hors dons) (1)

133,7

131,3

230,8

194,1

 

 

SOLDE BASE ENGAGEMENTS (dons compris) (2)

-147,7

-126,5

-78,2

-41,1

 

 

AJUSTEMENT BASE CAISSE

-147,7

-126,5

-78,2

-41,1

 

 

FINANCEMENT

152,5

136,3

85,8

40,7

 

 

Financement Intérieur

-0,5

35,0

-49,6

181,2

Financement bancaire  net

34,6

-32,7

85,9

-31,0

 

 

Financement non bancaire  net

-35,1

67,7

-135,5

212,2

 

 

Financement Extérieur

153,0

101,3

135,4

-140,5

Tirages sur emprunts

7,0

12,2

22,5

38,9

 

 

Amortissements dû

-273,3

-269,4

-222,9

-237,8

 

 

Réaménagement de la dette

0,0

0,0

0,0

0,0

 

 

Remise de dettes (-) Arriérés (+)

417,5

345,3

266,6

25,4

 

 

Autres financements

1,8

13,2

69,2

33,0

 

 

Ajustement statistique

-5,1

-9,8

-7,6

04

PIB (au prix du marché)

9 011,8

9 487,4

9 489,5

10 485,1

 

 

En pourcentage du PIB

Recettes totales (hors dons)

Dépenses courantes

Solde :

budgétaire de base (3)

base engagements (dons compris)

base caisse

16,3

15,3

 

-1,6

1,6

-1,6

16,9

14,6

 

-1,2

-1,3

-1,3

19,2

16,5

 

-0,7

-0,8

-0,8

18,9

16,6

 

-1,4

-0,4

-0,4

 

 

(a) chiffre provisoires

(1) Solde primaire = recettes courantes – dépenses courantes (hors intérêts) – dépenses en capital (hors celles sur ressources extérieures)

(2) Solde (base engagements) = recettes totales (y c. dons) – dépenses totales

(3) Solde (base caisse) = solde (base engagements) + arriérés

(4) Solde budgétaire de base = recettes totales (hors dons ) –Dépenses totales (hors investissements financés sur recettes extérieurs)

Source : BCEAO

 

 

En 2008, les recettes totales se sont élevées à FCFA 2 160,1 milliards. Les recettes fiscales ont progressé de 10,8 % du fait de la bonne tenue des recettes imputables aux impôts sur les bénéfices industriels et commerciaux (BIC) (principalement le BIC pétrole, en liaison avec la flambée des cours pétroliers).

Les recettes non fiscales ont, en revanche, régressé, s’établissant à FCFA 343,7 milliards contre

FCFA 349,5 milliards en 2007, en raison des exonérations douanières consenties pour limiter la hausse des prix des produits importés.

Les dépenses publiques, évaluées à FCFA 2 201,2 milliards en 2008, ont connu une hausse de 12,9 % par rapport à 2007. Les dépenses courantes se sont élevées à FCFA 1 742,6 milliards, en progression de 11,3 %, en liaison avec les dépenses de personnel et les charges de fonctionnement.

Les dépenses d’investissement, FCFA 299,7 milliards, en hausse de 18,2 % par rapport à 2007, ont été essentiellement financées sur ressources internes. En cours d’année, des dérapages budgétaires liés aux grands travaux publics de construction d’Abidjan et de Yamoussoukro ont conduit à une remise en cause de la réhabilitation des infrastructures de base et de dépenses prioritaires. Les mesures correctives de réduction des dépenses courantes non essentielles ont permis de dégager un excédent primaire, hors dons, de FCFA 194,1 milliards.

L’État ivoirien a continué de recourir au marché financier régional pour lever des fonds. Il a émis des emprunts obligataires d’une durée de trois ans en avril 2007 (FCFA 51,7 milliards à 6 %) et

septembre 2008 (FCFA 61,2 milliards à 6,25 %).

En 2008, l’État ivoirien a également réalisé deux émissions de bons du Trésor à un taux compris entre ,5 % et 7,5 % pour une maturité de six mois : la première fin juin (FCFA 59,2 milliards) et la seconde en décembre, qui a permis de collecter FCFA 43,7 milliards. Entre janvier et juillet 2009, huit nouvelles émissions ont eu lieu. Les échéances s’échelonnent de 28 jours à 1 an, pour des montants de FCFA 14 milliards à FCFA 32 milliards.

 

2-3 COMPTES EXTÉRIEURS

2-3-1 BALANCE DES PAIEMENTS

(en milliards de francs CFA courants)

 

2005

2006

2007

2008 (a)

2009

2010

TRANSACTIONS COURANTES

21,0

250,4

-66,6

218,6

 

 

Balance commerciale

1 290,3

1 625,7

1 229,0

1 491,3

Exportations FOB, dont

4 060,1

4 432,7

4 154,7

4 518,6

 

 

Café

39,7

58,0

87,0

59,7

Cacao

1 087,4

1 063,1

1 053,7

1 263,2

Produits pétroliers

1 060,5

1 569,5

1 256,8

1 632,4

Bois

158,1

148,3

153,6

153,1

Importation FOB

-2 769,8

-2 807,0

-2 925,7

-3 027,3

 

 

Biens d’équipement

-1 077,4

-789,6

-849,5

-663,0

Produit pétroliers

-836,8

-966,3

-903,2

-1 194,0

Produits alimentaires

-456,8

-531,5

-561,6

-695,2

Balance des services

-680,9

-726,0

-743,2

-718,1

Dont fret et assurances/marchandises

-419,1

-436,9

-461,9

-543,2

 

 

Balance des revenus

-344,5

-371,4

-387,9

-400,2

Dont intérêts dette publique

-515,7

-102,4

-115,3

-123,6

 

 

Balance des transferts courants

-243,9

-277,8

-164,5

-154,4

Secteurs Privés

-232,4

-259,2

-242,8

-269,3

 

 

Secteurs Publics

11,5

-18,6

78,3

114,9

 

 

COMPTE DE CAPITAL ET D’OPERATIONS FINANCIERES

62,2

-117,9

262,3

-234,2

 

 

Compte de capital (remise de dette comprise)

97,7

17,2

44,5

38,3

Opérations financières

-35,5

-135,1

217,8

-272,5

Investissements directs

164,5

166,7

204,5

180,2

 

 

investissements de portefeuille

1,1

7,7

45,9

13,5

 

 

Autres investissements

-201,1

-309,6

-32,6

-466,2

 

 

ERREURS ET OMISSIONS

-20,9

-19,7

16,9

0,0

 

 

SOLDE GLOBAL

62,3

112,8

212,6

-15,6

 

 

POUR MEMOIRE :

Financements exceptionnels

417,5

345,3

266,6

25,4

Variation des arriérés

417,5

345,3

266,6

25,4

 

 

Rééchelonnements

0,0

0,0

0,0

0,0

 

 

Exportations / importations  (%)

146,6

157,9

142,9

149,3

 

 

(a ) chiffre provisoires

Source : BCEAO

.

Au final, le solde global de la balance des paiements est devenu déficitaire en 2008, à hauteur de

FCFA 15,6 milliards, contre un excédent de FCFA 212,6 milliards en 2007.

 

2-3-2 DETTE EXTERIEURE

(encours en millions de dollars)

 

2004

2005

2006

2007

2008

2009

DETTE A COURT ET LONG TERME

13 229,0

11 955,0

12 823,0

13938,0

 

 

Dette à long terme

12 102,0

10 873,0

1 1610,0

1 2242,0

Dette publique garantie

11 092,0

9 973,0

10 828,0

11 651,0

 

 

Dette privée non garantie

1010,0

900,0

782,0

591,01

 

 

Recours aux crédits FMI

311,0

199,0

150,0

173,0

Dette à court terme

816,0

883,0

1 063,0

1 523,0

Dont arriérés d’intérêts sur dette à long terme

 

708,0

883,0

1063,0

1 523,0

 

 

Pour mémoire

Arriérés sur principal de dette à long terme

1319,0

1647,0

2281,0

2 806,0

 

 

Indicateurs de dette (en pourcentage)

Dette totale / exportations biens et services

Dette extérieur  / PIB

Service payé de la dette / exportations biens et services

Service payé de la dette / recette budgétaires

Dette multilatérale / dette totale

171,9

85,3

5,1

14,4

25,8

140,2

69,9

3,6

11,0

25,9

137,4

70,6

2,9

8,8

26,0

147,8

70,3

4,6

11,3

24,9

 

 

Source : Banque mondiale et BCEAO

 

 

Lors du rééchelonnement de la dette de la Côte d’Ivoire envers le Club de Paris d’avril 2002, les

créanciers lui avaient accordé un rééchelonnement aux conditions de Lyon couvrant près de

USD 2 milliards d’arriérés et d’échéances courantes jusqu’à fin 2004. Suite au déclenchement du conflit armé en septembre 2002, l’allégement de la dette envisagé ultérieurement au titre de l’accord n’avait pu se faire entièrement. La situation s’est améliorée au cours du premier trimestre 2009 avec l’approbation d’un programme FRPC par le conseil du FMI et l’atteinte du point de décision de l’initiative PPTE : en mai 2009, le Club de Paris a annulé USD 846 millions de créances sur la Côte d’Ivoire.

Selon la BCEAO, le ratio de la dette publique extérieure ressortirait à 43 % du PIB en 2008 contre 43,2 % un an plus tôt.

2-4 Système bancaire de Côte d'Ivoire

SYSTEME BANCAIRE

(en milliards de francs CFA)

ACTIF

2006

2007

2008

PASSIF

2006

2007

2008

Op. de trésorerie et interbancaires

421,5

434,1

486,6

Op. de trésorerie et interbancaires

193,5

268,1

322,4

Opération avec la clientèle

1 297,8

1 572,0

1 744,9

Opération avec la clientèle

1 669,1

1 971,3

2 100,0

Opérations sur titres et diverses

338,9

396,6

366,5

diverses

112,6

129,1

164,4

Valeurs immobilisées

150,0

196,3

269,0

Provisions, Fonds propres et ass.

232,3

230,4

280,4

TOTAL  actif

2 2008,2

2 598,9

2 867,0

TOTAL passif

2 208,2

2 598,9

2 867,0

Hors – bilan

Engagement de financement

46,9

79,2

71,3

Coefficient net d’exploitation (%)

77,0

78,2

68,1

Engagement de garantie

242,7

286,0

306,3

(frais gén. + dot. Am/PNB)

 

 

 

Autres engagements

24,4

5,0

5,0

Taux de marge nette (%)

-0,3

3,6

11,6

Engagement douteux

4,6

23,7

33,9

(résultat net/Produit net bancaire)

 

 

 

Coefficient de rentabilité (%)

-0,3

3,1

11,2

 

 

 

(résultat net/Fonds propres)

 

 

 

Total Hors-bilan

318,5

393,9

416,5

 

 

 

 

Source : Commission bancaire de l’UMOA

 

Au 31 décembre 2008, le système bancaire ivoirien comprenait vingt et un établissements de crédit, dont dix-huit banques et trois établissements financiers, comme en 2007.

Les concours à court terme ont faiblement augmenté (+ 1,2 %) pour se situer à FCFA 1 180 milliards et ont été consentis essentiellement aux secteurs du commerce et de l’industrie. Les crédits à moyen terme ont enregistré un accroissement de 30,2 %, tandis que ceux à long terme progressaient de 47,8 %, du fait de l’accroissement des crédits accordés aux secteurs des télécommunications, des transports et de l’industrie.

À fin décembre 2008, les dépôts auprès des institutions de microfinance étaient estimés à 5,3 % des dépôts auprès des banques, soit FCFA 86,9 milliards. Ce secteur compte plus d’un million de

bénéficiaires. Toutefois, les performances de la microfinance ont souffert de la crise .