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«La contribution de la culture au développement économique des Etats ne peut être atteinte que lorsque les droits des créateurs sont efficacement protégés. Seule l’union dans l’action des différentes parties prenantes peut, de manière sûre et certaine, conduire à cet objectif ». C’est en conformité avec cette opinion de son Directeur Général, Monsieur Denis L. BOHOUSSOU, que l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI) a formalisé un partenariat avec la Confédération Internationale des Sociétés d’Auteurs et Compositeurs (CISAC), ce 15 septembre 2017 à Alger.

Image de la révolution africaine, le lieu choisi pour la signature de cet Accord de partenariat est annonciateur d’un autre dynamisme dans la défense des droits des créateurs d’Afrique en général et de ceux des Etats membres de l’OAPI en particulier. De même, la mise en commun des efforts pour la promotion de la protection des droits des auteurs au moment même où se tient le «Forum des scénaristes, réalisateurs et créateurs de musique africains et d’ailleurs », n’est certainement pas le fait d’un hasard. Conforme à la mission de l’OAPI et à l’objet de la CISAC, le plus grand mal que pourrait produire ce partenariat ne peut être que celui d’améliorer le sort, souvent précaire des créateurs, de leurs œuvres et de leurs conditions de travail, tel que cela a été une fois de plus établi lors des travaux de cette rencontre.

Le partenariat OAPI-CISAC est essentiellement destiné à entreprendre en commun des activités pour le renforcement des droits des auteurs, de formation sur la gestion collective de ces droits et de promotion de la création d’organismes chargés de cette gestion collective dans les Etats où il n’en existe pas encore. Ces derniers jouent en effet un rôle important dans la rémunération effective des créateurs pour l’exploitation de leurs œuvres.

Venant à la suite de la signature, en février dernier, d’un partenariat identique avec l’African Regional Intellectual Property Organization (ARIPO), on conviendra qu’il s’agit de la mise en place d’un front commun visant à donner à la richesse culturelle des Etats membres de l’OAPI et de l’ARIPO, sa plus-value réelle permettant de contribuer au développement socio-économique et culturelle ainsi qu’à la diversité culturelle de l’humanité.

Signature du mémorandum of understanding

Une nouvelle et étroite collaboration s'ouvre aux deux institutions


La journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle célébrée sous le thème « propriété intellectuelle et emploi des jeunes » coïncidait avec le 55ème anniversaire de l’institution.

Dès dix heures, la cérémonie d’ouverture à l’Auditorium de l’OAPI à Yaoundé a été marquée par le discours de circonstance de Monsieur le directeur général de l’OAPI qui présidait la cérémonie. Pour lui, de nombreux jeunes sont de plus en plus impliqués dans la gestion des actifs de propriété intellectuelle, actifs à l’origine de la création de nombreuses entreprises de production, d’exportation, de distribution et contribuant à la croissance économique des Etats, à la création des richesses et d’emplois.

La conférence-débat assortie du témoignage d’un inventeur Camerounais a marqué les esprits. Comment l’OAPI et la propriété intellectuelle sont-ils au service de la création d’emploi dans ses Etats membres, telle est en substance la contribution de Guy Francis Boussafou, directeur de l’assistance technique et du développement technologique à l’OAPI.Le conférencier, expliquant l’action de l’OAPI en faveur de la jeunesse, a présenté les nombreuses initiatives entreprises par l’institution. Des propos qui ont suscité des discussions fructueuses avec le public.

On peut énumérer à ce titre, les formations professionnelles ouvrant des pistes sur le marché de l’emploi, la délivrance à titre gratuit des informations techniques, les subventions de l’ordre de 80% accordées aux inventeurs ressortissants des Etats membres, l’appui à la réalisation de prototypes à travers des appels à projets innovants lancés en relai au fonds d’aide à la promotion de l’invention et de l’innovation, l’accompagnement pour des actions de promotion tels que les salons de Genève ou le salon africain des inventions et de l’innovation (SAIIT), etc. La liste n’est pas exhaustive.

«Les portes de l’OAPI restent ouvertes à tous pour tout sujet en rapport avec la propriété intellectuelle », a martelé le Directeur général Denis Bohoussou au public visiblement assoiffé.Un public composé de jeunes en majorité, qui outre le corps diplomatique et le personnel des services techniques de l’Organisation, se recrutaient parmi le réseau des jeunes du conseil national de la jeunesse, étudiants des écoles d’ingénieurs, créateurs, inventeurs, représentants d’institution de recherche et des groupements de gestion des indications géographiques protégées à l’OAPI.

L’inventeur du Cardiopad, Arthur Zang, a, par la suite, raconté son parcours. Le jeune inventeur d’une tablette informatique permettant de faire des examens cardiaques aujourd’hui promoteur d’uneentreprise qui étend ses racines à l’international a servi d’illustration à notre cœur de cible évènementiel que constituait la jeunesse.Il a été question pour ces jeunes, de vivre une expérience porteuse, à l’effet de l’inciter à l’imitation positive. Car, on ne réinvente pas la roue, a-t-on souvent coutume de dire.

Ce 13 septembre, c’était également des expositions des inventions et innovations technologiques.Le récent médaillé d’or au salon des inventions de Genève, ColbertTchakounte, inventeur du Tchaks TV Guardétait également un des exposants du village des expositions affrété pour la circonstance.

Plusieurs stands dontcelui des indications géographiques, avec notamment le poivre de Penja et le miel blanc d’Oku, celui des obtentions végétales avec quelques variétés del’institut de recherche agronomique pour le Développement (IRAD).

Une occasion pour les curieux de faire ample connaissance avec les services offerts par l’OAPI, l’association des mandataires agréés au sein des dix sept Etats membres et le conseil national de la jeunesse qui exposaient tout aussi.

Le ludique n’a pas été en reste. Des jeux concours interactifs avec pour objectif d’inculquer les notions de bases en propriété intellectuelle ont été menés avec les élèves des classes de terminales des collèges d’enseignement secondaire de la place tout l’après midi.

Une attitude du directeur général de l'OAPI pendant son allocution

Arthur Zang, une icône d’Afrique qui brille dans le monde grâce à l’OAPI

La journée d’information, une porte ouverte entre l’OAPI et son public

Une vue du village des expositions


Le 13 septembre prochain n’est pas une date ordinaire pour le système OAPI. Le 13 septembre, c’est une journée, deux évènements. D’abord, la 18ème édition de la journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle. Ensuite le 55ème anniversaire de l’OAPI.

Le thème de cette célébration est « propriété intellectuelle et emploi des jeunes ». À travers le choix de ce thème, l’OAPI veut inciter l’activité inventive en milieu jeune et mettre un accent particulier sur l’impact de la gestion de la propriété intellectuelle dans l’épanouissement social des jeunes.

Il sera ainsi question, à travers cette célébration, d’informer sur les innovations technologiques, de sensibiliser à la protection des créations et d’inciter les jeunes à plus de créativité. Il s’agit également d’établir le lien qui existe entre la propriété intellectuelle et la création d’emploi et de démontrer l’intérêt économique de la valorisation des actifs de la propriété intellectuelle dans le processus de création d’emplois et de richesses.

Pourquoi une journée africaine dédiée à la propriété intellectuelle et à la technologie ?

La « Journée africaine de la Technologie et de la Propriété intellectuelle » a été institutionnalisée par les Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA), réunis le 14 juillet 1999 à Alger (Algérie).

Cette journée, célébrée diversement chaque année, a pris une ampleur particulière à partir de 2009 lorsque, à l’initiative de la Direction générale, le conseil d’administration a décidé que cette célébration se fasse de manière solennelle et rotative dans les Etats membres.

Le 13 septembre, Journée africaine de la Technologie et de la Propriété intellectuelle est également la date anniversaire de l’OAPI. Un double évènement, à savoir le 55ème anniversaire de l’institution panafricaine.

La célébration de la 18ème édition de la Journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle, le mercredi 13 Septembre 2017 à Yaoundé vise les objectifs ci-après :

  • sensibiliser davantage le public à la façon dont les titres de propriété industrielle influent sur la vie quotidienne ;
  • encourager les créateurs à protéger et à exploiter leurs œuvres ;
  • célébrer la créativité ainsi que la contribution des créateurs et des innovateurs au développement de la société ;
  • faire mieux comprendre comment la protection des droits de propriété intellectuelle permet de favoriser la promotion de la créativité et de l’innovation;
  • faire davantage connaître l’Organisation et ses missions.
  • célébrer la créativité, ainsi que la contribution des créateurs et des innovateurs au développement de la société dans les Etats membres ;

Temps forts de la manifestation

Journée d’information

Il s’agit d’une journée « portes ouvertes » visant l’information et la sensibilisation du public. Elle sera marquée par des expositions des inventions réalisées par des jeunes et qui sont dans une dynamique de création d’entreprises, et par conséquent d’emplois et de richesses.

Conférence-débat

Autour du thème « Propriété intellectuelle et emploi de jeunes » à l’auditorium de l’OAPI avec la participation des inventeurs qui ont créé des entreprises à partir des brevets d’invention.

Jeux-concours avec de nombreux lots à gagner

Affiche du jour

La formation intermédiaire en propriété intellectuelle (FIPI), a fermé les rideaux de sa quatrième cuvée ce 11 août au siège de l’OAPI à Yaoundé.

Composé de seize auditeurs issus de dix nationalités, ce cursus a pour objectif de faire acquérir aux auditeurs une culture de propriété intellectuelle.

Les enseignements dispensés par un réseau de formateurs de l’Académie de propriété intellectuelle Denis Ekani (APIDE) et par les experts de l’OAPI étaient assortis de travaux dirigés sous la conduite des praticiens.

Dans son allocution de circonstance, le Directeur général de l’OAPI, Monsieur Denis Loukou Bohoussou, rappelant l’adage «après l’effort, la récompense» a annoncé la délivrance des certificats de participation sanctionnant ce cycle de formation.

Rappelons qu’en instituant ce parcours dit intermédiaire, l’Organisation voulait familiariser les ressortissants des Etats membres avec les notions de base en la matière, l’ambition étant d’en imprégner un plus grand nombre.

La formation, d’une durée d’un mois est ouverte à tous. Que l’on soit issu des structures nationales de liaison avec l’institution dans les différents pays membres, participant externe exerçant une discipline connexe à la propriété intellectuelle ou encore personnel interne à l’OAPI, on peut en être aspirant.

Allocution de circonstance de Monsieur Denis Loukou Bohoussou, Directeur général de l’OAPI

Photo de famille des auditeurs et enseignants, en compagnie des officiels

La cuvée 2017 de formation intermédiaire en propriété intellectuelle

 

Réactions

GAMY Ce AVIS, Guinée Conakry, auditeur de justice et enseignant-chercheur, délégué de la promotion

«Nous sommes animés par un sentiment de fierté au terme de cette formation et par ailleurs, bien décidé à promouvoir et à vulgariser la propriété intellectuelle une fois de retour au pays ».

 


BOUDJOBA épse KASSA Jeannette,Gabon, collaboratrice du chef de service marques et dessins et modèles industriels

« Je suis comblée par la qualité des enseignements reçus, qui plus est ont été dispensés par des enseignants hautement qualifiés, contrairement à d’autres formations auxquelles j’ai participée. Ces enseignements contribueront à enrichir mon parchemin en vue de la vulgarisation et la valorisation de la propriété intellectuelle dans mon pays d’origine».

MOURABOU MOUSSA,Comores, chef de la division juridique et du contentieux à la SNL.

« Après la formation reçue, nous exprimons notre profonde reconnaissance à nos ainés du corps enseignant ainsi qu’à tout le personnel de l’OAPI avec qui nous avons tissé des liens solides. Nous comptons œuvrer dès notre retour pour faire de l’Union des Comores, un membre émergent du système OAPI. »


EDZA Nicaise Blaise, Cameroun, lecteur-correcteur à l’OAPI

«Au terme de cette formation et grâce aux nouvelles connaissances acquises, notamment dans le domaine des brevets d’invention où nous n’étions pas suffisamment outillés, nous repartons ragaillardis, ce qui va sans nul doute impacter positivement notre travail quotidien.»