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Abidjan la capitale de la Côte d’Ivoire abrite depuis ce matin, 28 août 2018, un forum sur la contribution de la propriété intellectuelle à la protection et à l’exploitation des résultats de la recherche. Ce forum sera suivi d’un atelier sous-régional sur la même question.

Organisées par l’OMPI en collaboration avec l’OAPI, avec la  coopération du Gouvernement ivoirien, de l’UEMOA, du JPO et de l’INPI, ces rencontres ont pour cibles les universités et institutions de recherche des Etats membres de l’OAPI.

Les rencontres d’Abidjan vont déboucher sur l’adoption du document contenant les lignes directrices destinées à l’élaboration de politiques et stratégies pour l’utilisation efficace de la propriété intellectuelle par les universités et institutions de recherche.

Figurent en bonne place dans ce document, la question de la titularité des droits, la divulgation des actifs de propriété intellectuelle, leur protection et leur commercialisation, tout comme les avantages découlant de la propriété intellectuelle, entre autres. C’est donc un vaste chantier qui s’ouvre pour les universités et institutions de recherche de l’espace OAPI.

Une vue du présidium lors de l'ouverture du forum

Ce 13 septembre 2018, le continent célèbre la journée africaine de la technologie et de la propriété intellectuelle, sous le thème « l’invention, moteur du développement industriel ».

 

La journée du 13 septembre a été institutionnalisée par les Chefs d’Etat et de Gouvernement le 14 juillet 1999 à Alger. Le 13 septembre est également la date de création de l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI).

 

L’institutionnalisation de cette journée vise à encourager les Africains à s’investir dans la recherche-développement et la protection de leurs créations par la reconnaissance de leurs droits de propriété intellectuelle.

Du 24 au 27 octobre 2018 à Cotonou au Bénin, thème : «l’invention, moteur du développement industriel »

 

Cette question était au centre d’un séminaire,hierjeudi02 août au siège de l’OAPI.

Une rencontre présidée par M. Denis Bohoussou, Dg/OAPI et animée par Philippe Pedelahore assistant technique du Projet d’Appui à la Mise en Place des Indications Géographiques dans les Etats membres de l’OAPI (Pampig), en présence d’une dizaine de fonctionnaires de l’OAPI et de Mme Monthe Sylvia de l’AFD.

Ce séminaire entre dans le cadre de la seconde phase dudit projet (Pampig 2) qui prendra fin en 2021 et pour lequel l’AFD accompagne l’OAPI.

Il a été question pour Pedelahore de présenter les résultats des missions d’identification et de sélection des produits agropastoraux et artisanaux effectuées dans l’espace OAPI, susceptibles d’être intégrés dans une démarche de protection en qualité d’indications géographiques. Il s’est également agi de susciter des échanges sur la pertinence de la sélection de ces différents produits du point de vue leurs spécificités et du potentiel commercial qu’ils représentent, tout en tenant compte de l’adhésion des parties prenantes(pouvoirs publics, populations, etc.).

Portés à cette phase, de nombreux produits retiennent déjà l’attention. C’est le cas pour le Bénin, du Gari sohui de Savalou, tout comme l’ananas pain de sucre ou l’huile d’Agonlin. Il en est de même du cacao rouge et peut-être aussi de l’ananas de bafia,tous les deux, produits du Cameroun. Pour la Côte d’Ivoire, l’Attiéké des Lagunes et les Pagnes Baoulés suscitent un fort intérêt ; c’est également le cas de l’Ananas de Friguiagbé de la Guinée.

Ce travail de sélection une fois finalisé, va marquer le début d’un processus qui,à terme,pourrait permettre à ces produits de se voir décerner le label « indications géographiques protégées » à l’OAPI. Un label de qualité, atout majeur dans la conquête des parts de marché tant au plan national qu’international.

Une vue des participants

Des échanges fort intéressants